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Faits divers – Justice

Ce que l'on sait de l'affaire du pompier de l'Essonne qui a insulté Emmanuel Macron

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

France Bleu Paris fait le point sur l'affaire du pompier de l'Essonne qui a insulté Emmanuel Macron le 15 octobre dernier après avoir été blessé à la cuisse droite. Il est actuellement en arrêt maladie. Sa suspension provisoire décidée par le SDIS 91 prendra effet lundi 28 octobre.

Un homme se présentant comme pompier affirme avoir été blessé par un tir "à bout portant" de la part d'un "CRS", lors de la manifestation des soldats du feu, le 15 octobre 2019 à Paris.
Un homme se présentant comme pompier affirme avoir été blessé par un tir "à bout portant" de la part d'un "CRS", lors de la manifestation des soldats du feu, le 15 octobre 2019 à Paris. - Capture d'écran compte Twitter Cerveaux non disponibles

Filmé en train d'insulter Emmanuel Macron lors de la manifestation des pompiers le 15 octobre à Paris, le pompier de l'Essonne Nicolas B. est aujourd'hui en arrêt maladie, suspendu par sa hiérarchie. Voici ce que l'on sait sur cette affaire. 

Les faits 

Le 15 octobre dernier, ce pompier de 28 ans du SDIS de l'Essonne manifeste "pour la première fois de sa vie". Ils est place de la Nation à Paris dans le cadre d'une manifestation nationale des sapeurs-pompiers, qui dégénère. Selon les déclarations de son avocate, il cherche ses collègues et tombe sur un pompier pris de malaise, il l'aide et c'est quand il est en train d'aider ce collègue qu'il est blessé par "ce qui semble être un tir de LBD". L'enquête qui est en cours ne l'a pas encore formellement révélé. Il est alors filmé par des personnes qu'il ne connait pas. Nicolas B. est en état de choc et il tient ses insultes envers le président de la République : "Macron va te faire enc*.... , va ramasser les gens dans la rue tout seul, connard va ! Macron va te faire enc*.... ". Pour l'une de ses avocates, Valentine Rebérioux, "cela donne en effet des propos sur le coup de la colère pas très polis mais qui sont peu de choses par rapport à la violence de leur quotidien". 

Le mea-culpa

Selon de nombreuses sources et son propre témoignage, Nicolas B. "regrette, il n'est pas fier, il s'est emporté." Actuellement, il est entouré, il a le soutien de nombreuses personnes. Il y aura une sanction, il l'accepte, il le sait. Maintenant, il aimerait avancer, "passer à autre chose et éviter que sa carrière ne soit brisée" comme le précise Valentine Rebérioux. 

Les actions en justice 

Concernant la blessure à la cuisse droite constatée le lundi 15 octobre, Nicolas B. a déposé ce mardi auprès du parquet de Paris des chefs de"violences volontaire avec arme par personne dépositaire de l'autorité publique sur personne dépositaire de l’autorité publique". Un chef d'accusation assez rare en droit pénal. Il a également déposé une plainte pour "mise en danger de la vie d'autrui". L'enquête est actuellement en cours. 

La sanction du SDIS 91 

Actuellement, Nicolas B. est en arrêt maladie jusqu'à ce dimanche 27 octobre. La suspension conservatoire lui a été notifiée par un huissier de justice ce mardi 22 octobre mais "personne de sa hiérarchie ne lui a demandé comment il allait" précise Valentine Rebérioux. La suspension conservatoire est censée protéger l'employeur en attendant la véritable sanction. Une sanction qui sera décidée lors d'un conseil de discipline dans les deux mois. Nicolas B. sera "jugé" par des membres d'une commission paritaire. Les sanctions vont du blâme à la révocation sachant que pour une "faute grave", comme cela lui a été notifié, il risque la sanction la plus élevée : la révocation. Depuis une semaine, sa hiérarchie lui a clairement dit "qu'on ne pouvait plus rien faire pour lui que c'était remonté trop haut et que insulter le président de la République, ça n'était pas possible et qu'il allait être révoqué", ajoute Valentine Rebérioux. 

Les différentes réactions des syndicats 

France Bleu Paris a contacté les principaux syndicats. Aucun n'a accepté de répondre au micro. L'un d'entre eux expliquant "avoir reçu des menaces sur les réseaux sociaux et préférant calmer le jeu", un autre expliquant qu'au "vu de la montée en puissance juridique et médiatique", il préférait s'en tenir à un communiqué. Aucun des trois syndicats n'est sur la même ligne. 

Avenirs Secours "condamne et se pliera à la décision du conseil de discipline". Pour la CFTC, "la révocation serait extrême et disproportionnée". La CGT estime de son côté que "Nicolas a bien été victime d’un tir de LBD à bout portant et l’on peut aisément comprendre l’expression de colère qui s’en est suivie ! Nous préférons le dire tout de suite, nous ne comprendrions pas que Nicolas B. soit sanctionné pour des mots, non pas dits consciemment, mais bien sous le coup d’une colère…". France Bleu Paris confirme également que ce pompier n'adhère jusqu'à ce jour à aucun syndicat malgré l'autocollant CGT qu'il arbore sur sa veste le 15 octobre dernier. 

La carrière de Nicolas B. 

Ce sapeur-pompier de 28 ans a, selon les informations de France Bleu Paris, été jeune sapeur-pompier à partir de 13 ans. À 20 ans, il rejoint la BSPP où il a passé six ans. Depuis 2017 il travaille au SDIS 91 (le Service départemental d'incendie et de secours de l'Essonne). Dans sa carrière, il a reçu plusieurs décorations et félicitations. Le préfet de l'Essonne l'a d'ailleurs décoré au début de l'année pour un "acte de courage et dévouement". Sur un feu d'habitation au terme duquel l'immeuble s'est effondré avec des pompiers à l'intérieur et il a participé au secours de ses collègues. 

Sollicités, le SDIS 91 et la préfecture de l'Essonne n'ont pas souhaité répondre aux questions de France Bleu Paris.

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