Faits divers – Justice

Le policier mort sur les Champs-Elysées était originaire du Loir-et-Cher

Par Benjamin Glaise, France Bleu Berry, France Bleu Orléans et France Bleu vendredi 21 avril 2017 à 18:54 Mis à jour le vendredi 21 avril 2017 à 20:31

La scène de l'attentat, quelques minutes après l'attaque sur les Champs Elysées
La scène de l'attentat, quelques minutes après l'attaque sur les Champs Elysées © Maxppp - Tatif/Wostok Press

Il avait 37 ans et s'appelait Xavier Jugelé. Le policier décédé jeudi soir sur les Champs-Elysées dans l'exercice de ses fonctions était originaire de Romorantin-Lanthenay où vivent encore ses parents. Victime de l'assaillant de 39 ans, il recevra la semaine prochaine un hommage national.

Le deuil avant les hommages, ceux de Xavier Jugelé, le policier froidement abattu sur les Champs-Elysées jeudi soir. Un hommage national lui sera rendu a annoncé François Hollande. La maire de Paris, Anne Hidalgo, évoque de son côté un hommage de la ville de Paris et une action symbolique sur les Champs-Elysées prévues la semaine prochaine.

Le maire de Romorantin-Lantenay connaissait bien le père du policier assassiné

Le sénateur-maire de Romorantin-Lanthenay, Jeanny Lorgeoux, connaissait bien le père de la victime. C'est le préfet du Loir et Cher qui lui a appris la nouvelle. Tous les deux doivent cette après-midi présenter leur respect et leurs hommages aux parents du policiers. Cette nouvelle a beaucoup affecté le sénateur-maire : "J'ai appelé la maman dès que je l'ai su, le papa n'était pas là parce qu'il était en train de vaquer à ses occupations, hélas, mortuaires." Jeanny Lorgeoux connaissait bien le père de la victime. "Il est président des médaillés militaires de Romorantin-Lanthenay, raconte le sénateur-maire, il était également un ancien major de la base aérienne Romorantin Pruniers en Sologne. Il était connu pour son attachement aux valeurs patriotiques et je suis sûr qu'il avait élevé ses enfants dans ce sens de l'amour de la patrie. On imagine le chagrin qui chavire les parents et les familles. Malheureusement, ce n'est pas un drame isolé puisque nous sommes rentrés depuis maintenant de longs mois dans une guerre contre ce terrorisme international qui fait peu de cas des gens et des personnes humaines." En marge de l'hommage national rendu au policier, un hommage pourrait avoir lieu dans la ville dont il est originaire. Selon Jeanny Lorgeoux, "la famille décidera de ce qu'il y a lieu de faire à Romorantin-Lanthenay".

"On imagine le chagrin qui chavire les parents et les familles" témoigne le sénateur-maire de Romorantin-Lanthenay, Jeanny Lorgeoux

Des syndicats de police appellent l'Etat à plus de protection, notamment en matière pénale

Les syndicats de police, aussi, réagissent après la triste disparition de leur collègue, sans compter ceux qui sont encore à l'hôpital. Bruno Berger est responsable régional du syndicat de police Alliance, après la tristesse, c'est "la colère" qui domine. Il ne comprend pas que le terroriste, déjà condamné pour des faits semblables ait pu être libéré pour bonne conduite. Il demande davantage de protection de la part de l'Etat envers le policier, notamment sur le plan pénal : "Ce garçon avait déjà été condamné à une longue peine pour des tentatives d’assassinat et on a réussi à lui accorder une sortie anticipée pour bonne conduite et il a remis de nouveau ses menaces à exécution en tirant sur des policiers donc c'est surtout la colère qui prédomine dans nos rangs. Ce qu'ils [les policiers] demandent, c'est d'être protégés au maximum, autant en matériel de protection - armes à feu - que sur le plan pénal. C'est à dire que les auteurs d'agressions sur des policiers doivent être punis comme il se doit : avec des peines de prison ferme sans réduction de peine."

Pour Bruno Berger, responsable régional du syndicat de police Alliance, c'est la "colère qui prédomine" après la tristesse