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Faits divers – Justice

Le pousseur du RER E de Rosny-sous-Bois à sa victime : "Je suis désolé"

mercredi 6 septembre 2017 à 8:30 Par Edouard Marguier, France Bleu Paris et France Bleu

Un homme de 39 ans est jugé depuis mardi par la cour d’assises de Seine-Saint-Denis à Bobigny. Il est accusé d’avoir poussé une femme sur les voies du RER E à Rosny-sous-Bois le 2 février 2015. Les débats se portent sur l’intention de tuer.

Illustration
Illustration © Maxppp - Maxppp

Rosny-sous-Bois, France

L’accusé reconnait puisqu’il s’est excusé à plusieurs reprises. "Je suis désolé" a-t-dit à sa victime. L’homme comparaît pour tentative de meurtre depuis mardi, accusé d’avoir poussé une femme sur les voies du RER E en gare de Rosny-sous-Bois le 2 février 2015.

Mais alors "pourquoi l’avez-vous poussé ?" a questionné la présidente de la cour.

"Je ne sais pas Madame j’étais malade"

L’accusé, dégarni et aux lunettes épaisses, parle lentement. Pendant l’enquête, il a raconté aux experts psychiatres qu’il entend des voix, des mauvais esprits pendant qu’il prie. L’homme est musulman très pratiquant et porte la barbe. Dans le box, trois infirmiers l’entourent depuis le début du procès mercredi.

Les médecins ont lâché le mot de "schizophrénie" mais ont estimé qu’il est pénalement responsable. D’ailleurs, Mamoud Zaier mesure la gravité de l’accusation : tentative d’homicide volontaire de meurtre et la conteste. Pour lui, il n’avait pas l’intention de tuer cette femme, il voulait simplement la bousculer persuadé qu’elle se moquait de lui.

La victime, partie civile au procès, a raconté autre chose à la barre. Ce matin là de février, elle et son amie discutent tranquillement. L’agresseur s’approche une première fois en disant un étrange "je dois le faire". Elles s’éloignent de lui en restant proche de la voie. Il revient en évoquant cette fois « les femmes » et pousse l’une d’entre elle. Déséquilibrée, elle se souvient avoir eu la tête, le bras et la jambe droits dans le vide au-dessus des voies. Rattrapée de justesse par l’autre alors que le RER était en train d’arriver en gare.

Témoignage déterminant

Les faits sont tellement choquant que plus de deux ans et demi après, le conducteur du train s’en souvient encore et les a raconté à la barre avec une voix tremblante. Il explique d’abord que, comme l’impose la procédure, il arrive "en gare de Rosny-sous-Bois, à 75 km/h environ" et puis, toujours il a aperçu l’impressionnante rangée de voyageur qui attend. Tout à coup, à 150m de sa cabine, il voit une femme en sortir prête à tomber sur les voies. Il a klaxonné, a freiné violemment faisant chuter la vitesse du train à 10 km/h mais ne s’arrête pas…

Le drame a en fait été évité de justesse. La victime a été rattrapée par l’amie avec qui elle se trouve. Tellement violemment que les deux têtes se percutent. L’une s’est retrouvée avec une bosse sur la joue. Cette personne a témoigné au procès affirmant que l’accusé venait de la pousser en direction des voies. Verdict attendu ce mercredi.