Faits divers – Justice

Le préfet d'Indre-et-Loire dément les accusations du syndicat SGP Police de Tours

Par Fabien Fourel, France Bleu Touraine jeudi 27 octobre 2016 à 15:02

Les policiers en colère manifestent depuis plus de 10 jours
Les policiers en colère manifestent depuis plus de 10 jours © Maxppp - PHOTOPQR/OUEST FRANCE/MAXPPP

Le préfet d'Indre-et-Loire a vivement réagi ce matin aux accusations de Thierry Pain du syndicat SGP Police de Tours qui accuse l’État de donner des consignes laxistes pour éviter de faire prendre des risques à la population.

Il y a une semaine sur notre antenne, Thierry Pain du syndicat SGP Police de Tours affirmait "il existe des zones de non-droit dans l'agglomération de Tours et les policiers ont pour consigne d'éviter de prendre en chasse les délinquants pour ne pas faire prendre de risque à la population".

Une déclaration qui a mis en colère le préfet du département Louis Le Franc. Pour lui, ce sont des "allégations mensongères".

L'activité policière n'a jamais été aussi élevée dans ces quartiers depuis deux ans. Des réquisitions judiciaires sont délivrées régulièrement et ont permis d'aboutir à des résultats significatifs."

Le préfet qui ajoute aussi "ces propos indignes mettent en cause le travail des policiers au quotidien et altèrent l'image de l’État et de la police nationale auprès de la population et de leurs élus."

A titre d'exemple, en matière de lutte contre les trafics de produits stupéfiants, des réseaux ont été démantelés récemment au Sanitas et ont conduit à l'incarcération de plusieurs individus détenteurs de cocaïne, cannabis et d'armes. La réaction à cette opération a conduit des délinquants à incendier des véhicules dans le quartier concerné. Deux mineurs ont été interpellés par la brigade anti-criminalité."

Le préfet qui rappelle que réduire la délinquance dans les quartiers sensibles de l'agglomération reste sa priorité.

300 personnes hier à Tours pour la manifestation des policiers

Le préfet d'Indre-et-Loire qui a aussi reçu hier quelques policiers en colère. Peu après 13 heures et alors qu'ils terminaient la marche de la colère civile et citoyenne, une délégation a été accueilli en préfecture. Durant cette marche, qui est partie en fin de matinée du commissariat central de Tours, trois cent personnes, des policiers, des familles mais aussi des anonymes ont voulu montrer leur colère comme dans 80 autres villes en France.

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