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Faits divers – Justice

Le préfet du Nord lance une concertation sur la police de sécurité du quotidien

mercredi 8 novembre 2017 à 17:26 Par Cécile Bidault, France Bleu Nord

Vingt ans après la police de proximité, le gouvernement va expérimenter, à partir du mois de janvier, la police de sécurité du quotidien. Une période d'un mois de concertation vient de s'ouvrir, dans les régions candidates. Le Nord et le Pas-de-Calais sont concernés.

Conférence du presse du Préfet du Nord
Conférence du presse du Préfet du Nord © Radio France -

Nord, France

Promise par Emmanuel Macron, la police de sécurité du quotidien entre dans une période de concertation. D'ici à la mi-décembre, dans les territoires volontaires pour l'expérimenter, les autorités rencontrent sur le terrain des élus locaux, des agents de sécurité privée, des représentants de la police et de la gendarmerie, de la police municipale.... Cela devrait permettre de définir les contours de cette future police de sécurité du quotidien, qui sont aujourd'hui encore flous.

Le préfet du Nord n'a aucun doute

Le Nord et le Pas-de-Calais sont concernés, et lancent en ce moment cette phase de consultations. Des rapports seront remis mi-décembre au gouvernement, qui choisira la quinzaine de territoires qui expérimenteront cette police de sécurité du quotidien, à partir de janvier 2018. Les villes de Lille, Roubaix, Lens, ou encore Montigny en Gohelle, ont déjà fait savoir qu'elles étaient candidates. Le préfet du Nord, Michel Lalande, est optimiste sur le fait que le gouvernement choisisse des villes ou des secteurs du Nord : "je n'ai aucun doute", assure-t-il, "parce que les enjeux de ce département le justifient, et parce que le Nord a toujours été innovant".

Michel Lalande, Préfet du Nord

Police de sécurité du quotidien : c'est à dire ?

Pour l'instant, cette future police de sécurité du quotidien n'en est qu'au stade des grands principes : rapprocher les forces de l'ordre et la population. On ne sait pas encore quels en seront les effectifs, ni même si les moyens de la police et de la gendarmerie seront renforcés. Ce qui est sûr, c'est que policiers et gendarmes aimeraient gagner du temps sur les procédures administratives et judiciaires, afin d'être davantage sur le terrain. Philippe Mirabaud, commandant du groupement de gendarmerie du Nord, rappelle que "dans l'ADN des gendarmes, il y a la proximité et le contact. Ils attendent de pouvoir se dégager des marges de manœuvre, pour reprendre le temps de l'échange avec la population".

La police de Maigret, c'est fini - Michel Lalande, préfet du Nord

10.000 postes de policiers et gendarmes doivent être créés en France d'ici à 2020. Le préfet Michel Lalande compte donc sur ces recrutements, et surtout sur les dotations en moyens techniques et numériques, pour simplifier les procédures, et mettre plus d'hommes en patrouille. "On va peut-être sortir de la police de Maigret", ose-t-il, "c'est bien à la télévision, mais c'est fini Maigret".

Ne pas faire une police de proximité-bis

Vingt ans après la police de proximité, les autorités veulent surtout éviter les critiques sur "ces policiers qui jouaient au foot avec les jeunes des quartiers". Luc-Didier Mazoyer, directeur de la sécurité publique du Nord, rappelle qu'"à chaque fois qu'on a voulu distinguer police de prévention et police répressive, ça a été un échec ; dans la durée, une délinquance qui augmentait, des populations qui n'étaient pas protégées". Il espère "un retour au cœur du métier, qui est d'être dans la lutte contre la délinquance, avec -et ce sera le plus de cette police du quotidien- un recueil fin de l'écoute des populations, et de leurs demandes précises de sécurité".

Les patrons de la gendarmerie et de la police du Nord parlent de la PSQ