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"Petit Bambou", qui avait menacé de mort le président de l'OM, devant la justice

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En janvier dernier, un Marseillais de 22 ans avait menacé de mort sur Twitter Jacques-Henri Eyraud, le président de l'Olympique de Marseille. Cet étudiant est convoqué ce vendredi devant le tribunal correctionnel de Marseille. Il risque cinq ans de prison et 45.000 euros d'amende

Le président de l'OM Jacques-Henri Eyraud est régulièrement menacé de mort sur les réseaux sociaux Le président de l'OM Jacques-Henri Eyraud est régulièrement menacé de mort sur les réseaux sociaux
Le président de l'OM Jacques-Henri Eyraud est régulièrement menacé de mort sur les réseaux sociaux © Maxppp - David Rossi

La côte de popularité de Jacques-Henri Eyraud auprès des fans de l'OM touche le fond ces derniers mois. À tord ou à raison, elle a rarement été aussi dans le creux. Les supporters en veulent surtout au président de l'OM pour sa gestion du club. Sous couvert d'anonymat, les insultes fusent ainsi à son encontre sur les réseaux sociaux. Certains, se croyant dissimulés sous un pseudo, vont encore plus loin. C'est l'histoire de "Petit Bambou".

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En janvier dernier, l'OM pète la forme. L'équipe, bien dirigée par André Villas-Boas, lui même très apprécié des virages du Vélodrome, est ancrée à la deuxième place de la Ligue 1 et avance tranquillement vers une qualification en Ligue des Champions. Tout roule, donc, au moment où les supporters découvrent la nomination de l’Anglais Paul Aldridge en tant que conseiller spécial du président marseillais, ce qui provoque la colère de entraîneur Villas-Boas. Les fans chargent alors Jacques-Henri Eyraud, le jugeant responsable.

Il a commis une "erreur de jeunesse", selon son avocat Maître Pourrière

C'est là que "Petit Bambou" franchit la ligne rouge. Sous ce pseudonyme se cache un étudiant marseillais de 22 ans et qui risque cinq ans de prison et 45.000 euros d'amende pour "provocation non suivie d’effet à commettre un délit ou un crime".

Petit bambou a craqué et le reconnait… il a "commis une erreur de jeunesse" selon son avocat Maître Frédéric Pourrière, "mais il a pris totalement conscience de son acte". Un comportement qui l’envoie à la barre pour s’expliquer sur ce tweet hallucinant : 

"Qui est chaud on peut aller à la Commanderie, attendre que Jacques-Henri Eyraud sorte, on le suit, on le bloque, on lui met un sac sur la tête, du scotch sur la bouche, on lui met trois balles dans la tête et on le noie au large avec 50 kilos de chaînes aux pieds."

L’adresse personnelle du président de l'OM est également révélée. 

Message enlevé rapidement et excuses présentés illico. Mais Petit Bambou est retrouvé grâce à son adresse internet. "C’était un trouble du comportement, il suit une thérapie, et avance désormais dans une démarche positive", explique sa défense qui assure que le jeune homme "n'avait aucune intention de réellement nuire à M. Eyraud"

À l’OM, on se satisferait que, si des travaux d’intérêt général sont demandés, le prévenu les effectue pour la fondation du club. Si c’est le cas, Petit Bambou pourra le tweeter…

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