Faits divers – Justice

Le président des taxis niçois condamné pour l'agression d'un chauffeur Uber

Par Lisa Melia, France Bleu Azur jeudi 21 janvier 2016 à 22:03

Patrice Trapani, le président du syndicat des taxis de Nice
Patrice Trapani, le président du syndicat des taxis de Nice © Maxppp

Cinq cents euros d'amende pour Patrice Trapani. Le patron des chauffeurs de taxi niçois et l'un de ses collègues ont été condamnés pour violence en réunion sur un chauffeur d'Uber en février dernier à l'aéroport de Nice. Patrice Trapani dénonce une sanction pour le symbole.

"Ils ont voulu, pardonnez-moi l'expression, se taper le président des taxis niçois." A la sortie de l'audience, ce jeudi matin, Patrice Trapani se dit "franchement déçu" du jugement. 

Le président du syndicat des taxis de Nice et l'un de ses collègues ont écopé d'une amende de 500 euros pour violences volontaires en réunion, commises à l'encontre d'un chauffeur de VTC utilisant l'application Uber.

En février 2015, en pleine crise entre taxis et VTC, une altercation dégénère à l'aéroport de Nice. Un chauffeur Uber est pris à partie. Les taxis lui reprochaient et reprochent encore aux VTC de pratiquer une "maraude électronique" qui leur est pourtant interdite. 

C'est là que les versions divergent. D'après le plaignant, Patrice Trapani et trois autres conducteurs de taxi l'insultent et lui donnent des coups de poings. Le patron des taxis niçois ne reconnaît pas les violences. Il affirme, au contraire, avoir tenté de s'interposer pour essayer de "calmer le jeu".

Patrice Trapani : "j'accepte la décision de justice, mais j'ai été piégé"

A l'énoncé du jugement, une soixantaine de taxis niçois, venus soutenir leurs collègues, ont manifesté leur mécontentement par des huées. 

Le bras de fer entre taxis et VTC n'est pas terminé : une manifestation nationale est annoncée pour le mardi 26 janvier. Les taxis cannois et niçois promettent toutefois de ne pas organiser d'opération escargot pour ne pas gêner les automobilistes azuréens. Un groupe partira manifester à Paris.

Le reportage de Françoise Polvèche à la sortie du tribunal

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