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Le président des Hautes-Alpes condamné à 10.000 euros d'amende pour avoir offert une queue de loup

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Par , France Bleu Provence, France Bleu

En février 2020, Jean-Marie Bernard avait fait un curieux cadeau pour le départ de la préfète des Hautes-Alpes : une queue de loup. L'élu parle "d'un geste amical" mais surtout "d'un acte politique" pour défendre les éleveurs de brebis et de moutons attaqués par le prédateur.

Jean-Marie Bernard s'exprime devant les éleveurs à la sortie du tribunal correctionnel de Gap le 15 février 2021
Jean-Marie Bernard s'exprime devant les éleveurs à la sortie du tribunal correctionnel de Gap le 15 février 2021 © Maxppp - Jean-François Mutzig

Le président du conseil départemental des Hautes-Alpes était poursuivi pour "transport détention et cession" d’une queue de loup qu’il avait offert à la  préfète du département Cécile Bigot-Dekeyzer à l'occasion de son départ en février 2020. Après son procès le 15 février 2021 devant le tribunal correctionnel de Gap, Jean-Marie Bernard a été condamné ce vendredi à 10.000 euros d’amende dont 5.000 euros avec sursis. L'élu devra également verser 1.100 euros à des associations qui s’étaient constituées parties civiles. Pour deux autres, le dossier est renvoyé au civil le 22 octobre 2021.  

"Le problème du loup n'est pas résolu"  

Le patron des Hautes-Alpes estime que le loup "n'est pas une espèce en danger et ne devrait pas être protégé". Cette queue de loup offerte à la préfète, c'était selon lui, "un signe amical, une manière de dire : vous partez, mais le problème du loup pour les éleveurs n'a pas été résolu dans les Hautes-Alpes." Jean-Marie Bernard assume aussi "le caractère politique" de son geste. Il dit ignorer s'il est hors la loi ou non. Il estime que la provenance de cette queue de loup ne regarde que lui.  

"Une pratique d'un autre âge" 

Plusieurs défenseurs du loup s'étaient indignés, notamment l'association Férus : "Nous ne pouvons qu'être atterrés de voir cette pratique d'un autre âge dans un pays développé au XXIe siècle. C'est dans le code de l'Environnement : la détention, la mutilation, le transport d'une espèce protégée, vivante ou morte est illégale !" Or, n'en déplaise à Jean-Marie Bernard, le loup est classé espèce protégée depuis 1993.

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