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Le président du Biarritz Olympique Jean-Baptiste Aldigé condamné pour diffamation envers le journal Sud Ouest

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Par , France Bleu Pays Basque

Jean-Baptiste Aldigé et Louis-Vincent Gave ont été condamnés pour diffamation envers le journal Sud Ouest ce mercredi 24 février par le tribunal judiciaire de Limoges. 5.000 euros d'amende avec sursis contre chacun d'eux et 4.000 euros de dommages et intérêts pour les deux patrons du BOPB.

Jean-Baptiste Aldigé, président du directoire du BOPB et Louis-Vincent Gave, président du conseil de surveillance, ici en juillet 2018
Jean-Baptiste Aldigé, président du directoire du BOPB et Louis-Vincent Gave, président du conseil de surveillance, ici en juillet 2018 © Radio France - Thibaut Vincent

Le bras de fer judiciaire entre les dirigeants du Biarritz Olympique Pays Basque (BOPB) et ceux du quotidien régional Sud Ouest tourne à l'avantage des seconds. Ce mercredi le tribunal judiciaire de Limoges a condamné Jean-Baptiste Aldigé, président du directoire du BOPB et Louis-Vincent Gave, président du directoire du club de rugby, pour diffamation. 5.000 euros d'amende avec sursis ont été prononcés à l'encontre de chacun d'eux, ainsi que 4.000 euros de dommages et intérêts "in solidum" pour préjudice moral. L'avocat des deux hommes va faire appel de cette décision.

Une lettre ouverte polémique

L'affaire remonte à septembre 2018. C'est à ce moment là que le club avait publié une "lettre ouverte à bon entendeur" qui a fait polémique. Le quotidien de Bordeaux reprochait au président du BOPB la publication sur le site du club et sur les réseaux sociaux d'un communiqué laissant entendre que le journal se faisait payer, par les anciens dirigeants du club, afin de publier des articles favorables au club et à son équipe fanion. Tout cela aurait été ficelé lors de la signature d'un contrat. 

Une victoire pour la liberté de la presse

S'estimant diffamés, les patrons du quotidien avaient donc porté plainte avec constitution de partie civile. La justice leur donne finalement raison. De quoi satisfaire l'avocate du quotidien. Valérie Sempé, du barreau de Bordeaux, explique : "C'est une belle victoire non seulement personnelle pour le journal Sud Ouest, mais également une victoire pour la presse dans son ensemble au nom de la liberté d'expression". Le tribunal a également condamné les deux hommes à 2.000 euros pour les frais d'avocats, au retrait de la lettre ouverte incriminée du site du club mais aussi du site Facebook et du réseau Twitter.

Me Valerie Sempé: " C'est aussi une victoire pour l'ensemble de la presse dans son ensemble"

Déception dans le camp du Biarritz Olympique

Coté Biarritz Olympique Pays Basque on estime que les faits dénoncés par la lettre ouverte étaient pourtant "avérés et solides" selon l'avocat de Jean-Baptiste Aldigé. Me Olivier Couleau avait expliqué qu'une réunion avait eu lieu à l’époque "entre les dirigeants du BO et les responsables commerciaux et éditoriaux du journal... réunion lors de laquelle il a été évoqué ce fameux partenariat" qui a ensuite été rompu par les dirigeants actuels du club. La décision des magistrats de Limoges est donc pour lui et ses clients une "immense déception et c'est le principe même de la condamnation que nous condamnons. L'usage de la liberté d'expression pour mes clients est tout à fait logique et légale." Olivier Couleau, du barreau de Bordeaux, va donc faire appel de cette décision. Le bras de fer se poursuit.

Me Olivier Couleau: "C'est une immense déception juridique"

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