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Le procès à Montargis d'une vaste escroquerie en bande organisée d'objets d'art africains

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Par , France Bleu Orléans

Le procès d’une escroquerie en bande organisée autour de fausses œuvres d’art africaines doit se tenir le 28 septembre devant le tribunal judiciaire de Montargis. Les victimes sont Charles Orliaguet, ex-PDG des Transports Tendron, et son épouse. Le préjudice s'élève à plus d'un million d'euros.

Expertisées par le Musée du quai Branly, les collections d'art africain des époux Orliaguet se sont avérées être des fausses
Expertisées par le Musée du quai Branly, les collections d'art africain des époux Orliaguet se sont avérées être des fausses © Maxppp - Annie Viannet

Avant une fermeture prochaine pour cause de rénovation, c'est un procès pour le moins singulier qui va se tenir le 28 septembre dans la grande salle du tribunal judiciaire de Montargis. Sept prévenus, six hommes et une femme, vont comparaître pour escroquerie en bande organisée et recel de bien provenant d’escroquerie en bande organisée. Ils sont soupçonnés d'avoir soustrait des milliers d'euros à la famille Orliaguet. Au cœur de cette affaire, de faux objets d'art africains. 

Une arnaque à grande échelle

En septembre 2018, les enfants de Charles Orliaguet, ex-PDG des transports Tendron, dont le siège est à Amilly dans le Loiret, et de Catherine son épouse se rendent au commissariat d’Orléans. Le frère et la sœur sont persuadés que leurs parents sont les victimes depuis plusieurs années d’une escroquerie de grande ampleur. Pour preuve des virements de plusieurs centaines de milliers d’euros effectués par les époux Orliaguet à divers bénéficiaires. L’enquête confiée par le parquet de Montargis à la police judiciaire d'Orléans va révéler une arnaque à grande échelle.  

Un préjudice de prés d'1,5 million d'euros

PDG des transports Tendron, Charles Orliaguet et son épouse Catherine sont passionnés d'Afrique. De part ses fonctions d'élue alors à la mairie de Montargis, Catherine Orliaguet s'est rendue notamment à plusieurs reprises au Cameroun pour des actions humanitaires. Fortunés, les époux Orliaguet font à l’occasion de ces voyages l’acquisition via l’intermédiaire sur place d’un certain "Prince" de tribu de plusieurs œuvres d’art, une collection de masques et statuettes. Quelques temps plus tard, un investisseur américain les contacte pour racheter pour huit millions d’euros les collections. L’arnaque est en place.

Ce riche américain, les époux Orliaguet ne le verront jamais. Et pour cause c'est une fausse identité. Derrière tout cela se cache le fameux "Prince" et toute une bande organisée, dissimulée sous de faux noms et professions. Un faux notaire à Douala, un pseudo fils de l’ambassadeur du Cameroun à Bruxelles. Le but est de soutirer de l’argent soit disant nécessaire à la vente, certificats d’authenticité, frais de notaire... à la charge du vendeur. 

Des faux grossiers

Durant plus d’un an, des milliers d’euros vont sortir des comptes en banque de Charles et Catherine Orliaguet. Des versements bancaires, des chèques, jusqu’à des remises d’argent liquide en gare de Montargis, en tout près d’1 million 500 000 euros avant que les enfants du couple n’alertent la police. Dans le cadre de l’enquête, les collections des époux Orliaguet ont été expertisées par une spécialiste du Musée du Quai Branly à Paris qui a conclu à de grossières fausses œuvres d’art. Le procès de cette arnaque en bande organisée doit se tenir le 28 septembre devant le tribunal judiciaire de Montargis. Les sept prévenus sont à ce stade présumés innocents.

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