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Faits divers – Justice

Procès à Reims de 10 hommes sur fond de rivalité entre quartiers : la victime témoigne

mardi 26 mars 2019 à 13:20 Par Sophie Constanzer, France Bleu Champagne-Ardenne

Dix hommes sont jugées ce mardi 26 mars pour violences volontaires aggravées devant le tribunal correctionnel de Reims après l'agression d'un entraîneur de basket et des coups feu tirés dans le quartier Croix rouge en mars 2018. Témoignage.

Le procès s'est ouvert ce mardi 26 mars devant le tribunal correctionnel de Reims.
Le procès s'est ouvert ce mardi 26 mars devant le tribunal correctionnel de Reims. © Radio France - Sophie Constanzer

Reims, France

Le drame avait été évité de justesse à 24 heures seulement d'intervalle. Le 16 mars 2018, un entraîneur de basket âgé de 26 ans était passé à tabac dans le gymnase Lapique, dans le quartier Croix rouge à Reims, par plusieurs individus armés de couteaux, clubs de golf, et de battes de baseball. Le lendemain, le 17 mars, des coups de feu en plein jour étaient tirés dans le même quartier Croix Rouge. Après quelques jours d'enquête, plusieurs individus avaient été arrêtés. 

La victime a identifié ses agresseurs 

Dix hommes âgés de 19 à 27 ans, tous originaires des quartiers Croix rouge et Wilson à Reims, sont jugés à partir de ce mardi 26 mars devant le tribunal correctionnel de Reims pour violences volontaires aggravées. Huit d'entre eux sont accusés d'avoir tendu un véritable guet-apens au jeune entraîneur de basket, que ni la présence des enfants, ni la présence des parents impuissants, n'avaient empêché ce soir là. Les deux autres prévenus sont accusés d'avoir tiré des coups de feu, 24 heures plus tard, dans le même quartier Croix rouge. 

"Il y en a certains avec qui j'étais au Lycée, d'autres à la faculté, et à chaque fois que j'allais au gymnase Lapique je les voyais. Je les ai vu devant le magasin Spar quand je suis arrivé avec le tram...", explique la victime. Le 16 mars 2018, il est 18 h 20 quand une dizaine d'individus pénètrent dans le gymnase, le visage caché par une capuche : l'entraîneur tente de se réfugier dans la réserve de matériel mais il est roué de coups. Les images de vidéosurveillance ont également permis d'identifier les agresseurs de l'entraîneur de basket qui se demande toujours "pourquoi moi?"

J'ai perdu mon poste d'entraîneur, je ne coache plus 

Ce mardi au tribunal, la victime qui a eu 36 jours d'ITT, détaille les conséquences de cette affaire. "J'ai perdu mon poste d'entraîneur, ils avaient peur que ça se reproduise... Je devais passer un concours mais ce n'est pas possible, je reprends à peine le sport depuis le début de l'année, et je ne coache plus. Mon club -le Reims Champagne baslet (RCB)- et aucun autre autre club ne veulent prendre le risque de me reprendre", raconte Seydou. 

Tous les prévenus nient les faits 

Une double peine pour la victime qui assure n'avoir jamais eu de contentieux avec l'un des prévenus, et qui n'a jamais eu d'ennui avec la justice. Ce n'est pas le cas de ses agresseurs, qui tous des antécédents avec la justice. Ce mardi à l'audience, tous nient les faits et réfutent leur présence au gymnase le soir du 16 mars 2018. 

Le procès doit durer jusqu'à jeudi.