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Faits divers - Justice

Assises de la Creuse : un couple accusé d'avoir laissé son petit garçon mourir de faim

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Creuse, France Bleu

Un couple de Creusois est jugé à partir de ce mardi 12 novembre aux assises de la Creuse. Ils sont accusés d'avoir privé de soins leur plus jeune fils, prénommé Gabin. L'enfant de 22 mois est mort à la clinique de la Croix-Blanche à Moutier-Rozeille en 2013.

Tribunal de Guéret (Creuse) le 06 novembre 2019.
Tribunal de Guéret (Creuse) le 06 novembre 2019. © Radio France - Pierre-Antoine Lefort

Guéret, France

Un couple de Creusois sera jugé par la cour d'assises de la Creuse à partir de ce mardi 12 novembre. Edouard et Céline sont soupçonnés d'avoir laissé leur plus jeune fils mourir de faim. L'enfant, prénommé Gabin est mort le 7 juillet 2013 à l'âge de 22 mois. À l'époque, la famille habitait une maison dans la commune de Saint-Marc-à-Frongier.

Un enfant extrêmement amaigri d'après les experts

Le 7 juillet 2013, le couple s'est présenté au service des urgences de la clinique de la Croix Blanche à Moutier-Rozeille, avec le petit Gabin, en état de mort apparente. Le SMUR de la Creuse est intervenu. Les soignants ont pratiqué un massage cardiaque pendant une quarantaine de minutes, mais ils n'ont pas réussi à ranimer l'enfant

Le médecin urgentiste a été marqué par l'état de maigreur manifeste du garçonnet. La gendarmerie a donc été alertée et une autopsie a été réalisée. D'après les experts, l'enfant était dénutri et déshydraté. Le petit Gabin était aussi dans un état de grande saleté

La famille avait des difficultés financières

Les deux parents sont accusés de privation de soins. Ils mettent en avant une situation de grande précarité. À l'époque aucun des deux conjoints n'avait de travail. L'eau avait d'ailleurs été coupée dans leur logement quelques jours avant la mort du petit garçon.

Par ailleurs, le couple était en train de se séparer. 

Ce drame aurait-il pu être évité?

L'association "l'enfant bleu enfance maltraité", s'est portée partie civile. Pour Maître Yves Crespin, qui représente l'association, ce drame aurait pu être évité. "Ces parents étaient extrêmement négligents. Les bras m'en tombent quand je vois le manque de réaction". Plusieurs signalements avaient en effet été effectués auprès des services sociaux, par le grand-père paternel et le personnel de l'école du fils aîné.

"Nous interrogeons sérieusement le temps de réaction des services sociaux, qui, informés un mois avant, n'ont rien fait pour voir ce qu'il se passait dans cette famille", insiste maître Crespin. 

L'avocat met aussi en cause le médecin de famille, installé à Aubusson. Ce dernier n'a jamais signalé de souci avec cette famille. Le docteur fera l'objet d'un autre procès, devant le tribunal correctionnel pour non assistance à personne en péril. Durant le procès des parents, il interviendra en tant que témoin. 

Le procès aux assises durera jusqu'au vendredi 15 novembre. Le couple encourt 30 ans de prison

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