Infos

Le procès de cinq "Bonnets rouges" reporté au 4 août

Par Typhaine Morin, France Bleu Armorique, France Bleu Breizh Izel et France Bleu Loire Océan lundi 30 juin 2014 à 15:31

Une dizaine de Bonnets rouges devant le tribunal de Nantes
Une dizaine de Bonnets rouges devant le tribunal de Nantes © Radio France/Typhaine Morin

Cinq prévenus comparaissaient ce lundi devant le tribunal de grande instance de Nantes pour avoir jeté samedi soir, en marge de la manifestation pour une Bretagne à 5, de la farine et des œufs sur la façade de chez Jean-Marc Ayrault. Ils devaient aussi répondre de violences sur policiers et port d'armes. Leur procès a été reporté au 4 août.

Une dizaines de Bonnets rouges étaient ce lundi après-midi devant le tribunal de Nantes, une cinquantaine dans la salle d'audience, pour soutenir cinq des six prévenus arrêtés samedi soir en marge de la manifestation pour une Bretagne à 5. Accusés d'avoir jeté de la farine et des oeufs sur la façade de la maison de l'ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault, ils étaient présentés en comparution immédiate. Ils devaient aussi répondre de violences sur policiers, port d'armes et réunion publique avec une arme.

Le procès du sixième prévenu, dont l'audience s'est tenue ce lundi matin, a été reportée au 13 août. Il a été placé sous contrôle judiciaire. Pour les autres, leur procès a été renvoyé au 4 août. Ils ont été remis en liberté sans contrôle judiciaire.  

Rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne

Les cinq prévenus qui ont comparu ce lundi après-midi sont âgés de 26 à 67 ans. Originaires de Rennes, Fouesnant (Finistère), Chevaigné (Ille-et-Vilaine), Rieux (Morbihan) et Mesquer (Loire-Atlantique), ils sont sans emploi ou retraités. A une exception près, leurs casiers judiciaires sont vierges. 

Samedi, entre 8.300 et 15.000 personnes ont défilé dans les rues de Nantes pour demander le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne. La réforme territoriale du chef de l'Etat prévoit de laisser les régions Pays de la Loire et la Bretagne telles qu'elles sont aujourd'hui. 

Partager sur :