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Faits divers – Justice

Le procès de la "voiture la plus chère au monde" rouvre à Guéret

jeudi 13 décembre 2018 à 15:36 Par Camille André, France Bleu Creuse et France Bleu

Le procès Bardinon revient devant le tribunal de Guéret ce jeudi 13 décembre. La justice doit trancher une question d'héritage peu banale, celle d'une des voitures les plus chères au monde : une Ferrari 250 GTO, vendue 38 millions d'euros.

La Ferrari 250 GTO n'a été construite qu'à 36 exemplaires
La Ferrari 250 GTO n'a été construite qu'à 36 exemplaires © Maxppp - Richard Brunel

Guéret, France

A qui appartient la voiture la plus chère du monde ?  Le tribunal de Guéret a deux jours pour trancher cette question. La justice creusoise se penche une nouvelle fois, à partir de ce jeudi sur l'histoire d'une Ferrari 250 GTO, vendue 38 millions d'euros.

Cette voiture était l'une des pièces de l'incroyable collection de Pierre Bardinon, le créateur du circuit du Mas du clos, près d'Aubusson. Elle a seulement été construite en 36 exemplaires, dont trois seulement pour l'année 1964.

Pour la justice, la carte grise n'est pas un acte de propriété

En avril 2014, deux ans après la mort de Pierre Bardinon, l'un de ses fils, Patrick, a vendu ce véhicule a un richissime acheteur taiwanais. Il s'agissait alors d'un record mondial. Patrick Bardinon, ancien pilote automobile, a agi en toute discrétion, sans en parler à son frère et sa soeur. Il assure qu'il a effectué cette vente, en toute bonne foi, car la carte grise était à son nom. Il raconte que son père la lui avait donnée.

Cependant son frère et sa soeur ne sont pas d'accord et réclament aujourd'hui leur part d'héritage. Ils soutiennent que leur père avait l'habitude de mettre les cartes grises de ses bolides indifféremment au nom de l'un ou l'autre des ses enfants. 

A leurs yeux, Patrick ne peut pas être le seul héritier de cette pièce maîtresse. Par ailleurs, la justice est formelle : une carte grise n'est pas un acte de propriété.

Un procès très dense en prévision

En juin, une première audience a eu lieu. Elle a duré 11 heures, chacun a fait citer une multitude de témoins et un juge a même fait un malaise. En septembre, la deuxième audience a été avortée: Patrick Bardinon était souffrant. Cette fois-ci, le tribunal prend deux jours pour examiner l'affaire et promet qu'elle ira a son terme.