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Faits divers – Justice

Ouverture du procès des matchs suspects du Nîmes Olympique devant le tribunal correctionnel de Paris

lundi 4 juin 2018 à 6:01 Par Hervé Sallafranque, France Bleu Gard Lozère et France Bleu

Les faits remontent à la fin de la saison 2013-2014. Au total, six rencontres sont dans le collimateur de la justice, dont le désormais fameux Caen-Nîmes. Les anciens dirigeants nîmois sont suspectés d'avoir voulu acheter des matchs pour assurer le maintien de l'équipe en Ligue 2.

Jean-Marc Conrad, président du Nîmes Olympique à l'époque des faits, fait partie des neuf prévenus
Jean-Marc Conrad, président du Nîmes Olympique à l'époque des faits, fait partie des neuf prévenus © Maxppp - Jean-Claude Azria

C'est ce lundi 4 juin que s'ouvre le procès des matchs suspects du Nîmes Olympique devant le tribunal correctionnel de Paris. Les faits remontent à la fin de la saison 2013-2014. Les crocos avaient arraché leur maintien en ligue 2 in extremis. Mais, quelques mois plus tard, le club de foot nîmois s'était retrouvé dans la tourmente lorsque ses dirigeants avaient été suspectés d'avoir voulu acheter des matchs. Au total,  six rencontres sont dans le collimateur de la justice, dont le désormais fameux Caen-Nîmes. 

Neuf personnes sont poursuivies dans ce procès qui doit se tenir jusqu'à vendredi 8 juin. Parmi les principaux accusés : côté nîmois, l'ex président de l'époque, Jean-Marc Conrad, qui venait d'arriver à la tête du club et l'un des actionnaires Serge Kasparian, mais aussi Jean-François Fortin, ex-président de Caen.  

Le Nîmes Olympique ne risque rien dans ce procès. Seuls ses anciens dirigeants son visés. Le club a déjà été sanctionné dans le volet sportif de l'affaire, bien qu'aucun fait de corruption n'ait été avéré.

Sur le terrain au moins, la morale sportive aura été respectée. Il est acquis que les crocos n'ont jamais bénéficié d'un résultat truqué, y compris le fameux match disputé à Caen sur un rythme proche d'une rencontre amicale. La partie s'était achevée sur un score nul qui permettait aux Normands de monter en ligue 1 et aux Nîmois de sauver leur place en ligue 2. 

Une pénalité de huit points vécue comme une profonde injustice

Mais il s'agissait là davantage d'un pacte de non agression entre les deux équipes décidé sur la pelouse et non pas en coulisses. Et la rocambolesque affaire des  bouteilles de vins ne change rien à l'histoire. 

Ce qui n'avait pourtant pas empêché les instances du football français de condamner le Nîmes Olympique à débuter la saison suivante avec huit points de pénalité. Une décision vécue comme une profonde injustice par les Nîmois.

Mais, s'il n'y a finalement pas eu de match arrangé,  en revanche les soupçons de tentative existent bel et bien, comme semblent l'indiquer certaines écoutes téléphoniques.  Pourtant, les faits de corruption initialement retenus ont été requalifiés sous le chef d'accusation plus large d'association de malfaiteurs.