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Faits divers – Justice

14 ans après les faits, le procès du meurtre de Pompignac s'est ouvert devant la cour d'assises à Bordeaux

lundi 26 novembre 2018 à 22:01 Par Fanny Ohier, France Bleu Gironde

Le deuxième procès du meurtre de Pompignac s'est ouvert ce lundi devant la cour d'assises à Bordeaux, pour des faits qui datent de 2004. En juin 2016, il avait été renvoyé la veille du verdict, à la surprise générale.

L'entrée de la Cour d'assises de Bordeaux.
L'entrée de la Cour d'assises de Bordeaux. © Radio France - France Bleu Gironde

Bordeaux, France

Premier jour du second procès du meurtre de Pompignac, ce lundi 26 novembre à la Cour d'assises de Gironde à Bordeaux. Il va durer jusqu'au vendredi 30 novembre. Le premier procès avait été renvoyé la veille du verdict, le 24 juin 2016, à la surprise générale, à cause d' "éléments nouveaux" apportés à l'enquête.

Il y a 14 ans, le 17 mars 2004, la veuve Marie Dalcin est retrouvée tuée à son domicile à Pompignac, à l'est de Bordeaux. Son agresseur a mis le feu à sa maison, avant de fuir. La dernière personne à avoir rendu visite à la dame de 88 ans, son neveu Alain Laprie, comparait aujourd'hui en tant qu'accusé.  

"Ca fait 14 ans et 8 mois que j'attends ce moment" — Alain Laprie, accusé

Autant d'années qu'il clame son innocence. Père qualifié "d'attentif" par deux de ses trois enfants, "serviable" par ses proches, l'accusé âgé de 62 ans a toujours accordé de l'importance à sa famille, selon lui. Ancien patron de sa propre société de transports de sang, il avait vendu son affaire qui périclitait quelques années avant les faits. Il en était devenu simple employé, ce qui lui avait permis de libérer du temps pour sa femme et son dernier fils, dit-il.   

Il rendait visite à sa tante Marie deux à trois fois par semaine, affirme l'accusé. "Dès qu’elle avait un problème, c’est moi qu’elle appelait". Il était le "neveu préféré", selon les témoignages de ses proches. Celle qu'il appelle "tatie", "l'accueillait toujours les bras ouverts". En retour, il l'invitait à venir passer Noël avec sa femme et ses enfants. 

Une tante qui l'avait désigné comme principal gestionnaire de ses comptes bancaires et unique héritier. Elle lui offrait également de nombreux cadeaux, un signe d'amour, pour l'accusé. Mais selon les voisins, quelques mois avant le meurtre, leurs relations s'étaient détériorées. A tel point que la tante aurait voulu modifier son testament, au profit de l'oncle de l'accusé. Ce dernier nie, "Il n'y a jamais eu de distance". Il n'était pas au courant, non plus, du brouillon de testament qui le déshéritait. 

"Je ne comprends pas pourquoi on s'acharne sur moi", assène-t-il. A la cour, il ajoute, presque désespéré, "Je n'ai jamais frappé personne".  

L'accusé encourt jusqu'à 30 ans d'emprisonnement, le verdict sera rendu vendredi 30 novembre par la Cour.