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Le procès des meurtriers présumés du "parrain" d'Arnaud-Bernard à Toulouse à nouveau reporté

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Occitanie

En 2016, Miloud Kherroubi est assassiné à Toulouse. Cet homme est soupçonné d'avoir eu la mainmise sur des trafics de drogue du quartier Arnaud-Bernard. Ce lundi après-midi, huit hommes devaient comparaitre devant la cour d'assises de Haute-Garonne. Le procès est encore reporté à cause du Covid-19.

La victime a été tuée dans un bar au pied d'un immeuble entre la rue du Faubourg-Bonnefoy et le chemin Amouroux.
La victime a été tuée dans un bar au pied d'un immeuble entre la rue du Faubourg-Bonnefoy et le chemin Amouroux. © Maxppp - Michel Labonne

Dans la nuit du 14 au 15 juin 2016, Miloud Kherroubi, 40 ans, est attablé dans un café de la cité Amouroux entre Croix-Daurade et la Roseraie, quand un commando l'abat froidement de plusieurs balles. Quatre ans plus tard, huit hommes devaient comparaitre du lundi 30 novembre au mercredi 11 décembre devant la cour d'assises de Haute-Garonne pour association de malfaiteurs et meurtre en bande organisée. Le procès prévu en mars dernier avait dû être reporté une première fois, le palais de justice fermé à cause du confinement. Ce  lundi, un avocat de la partie civile a contracté le Covid-19, son confrère désigné cas-contact et son cabinet a dû fermer. Après un débat de près de deux heures, le procès est finalement renvoyé.

Un portrait de parrain "fantasmé" ?

Il était surnommé "le Président". Miloud Kherroubi n'était pourtant pas connu des Toulousains. Mais le simple nom d'Arnaud-Bernard laisse entendre à tout le monde que le quadragénaire appartenait à ce monde du trafic de drogues dont le quartier proche du centre-ville est une plaque tournante notoire. Il en était, soi-disant, l'un des maîtres. 

Miloud Kherroubi avait, c'est certain, une réputation à Toulouse. Un casier judiciaire pourtant peu rempli, quelques délits routiers, fraude aux prestations sociales. Il n'a toutefois jamais été condamné pour trafic ou de cigarettes. En effet, l'Algérien avait été incarcéré et jugé plusieurs fois sans que la justice ne parvienne à prouver son implication dans ces trafics. Une fois, en 2010, il est pris la main dans le sac, quand on lui reproche de toucher des allocations sociales indument. Le RMiste roule en cabriolet allemand.

Huit accusés, aucun aveu

Miloud Kherroubi, originaire de Mostaganem comme la majorité des Algériens d'Arnaud-Bernard, avait un autre surnom : "la voix d'or". Et cette réputation-là, tout le monde se bouscule pour en attester. D'humeur joviale et d'une nature festive et généreuse, le quadragénaire aimait pousser la chansonnette dès que l'occasion se présentait et il ne s'en privait pas. Officiellement, ce sont ses talents de chanteur qui lui rapportaient gros. Mais le procès devra aussi le démontrer, Miloud Kherroubi a été tué parce qu'il naviguait dans le monde des voitures de luxe, des barres de shit et des liasses de billets. Pas pour ses sourires, ses parties de foot et ses reprises de raï.

Sur le banc des accusés, huit hommes, tous de nationalité étrangère, âgés de 26 à 43 ans, sont arrivés menottés au procès. Ils seront assistés d'un interprète si besoin. Ils partagent au moins un point commun : tous nient être impliqués dans le meurtre de Miloud Kherroubi. Ils sont pourtant tous en détention provisoire, certains depuis plus de quatre ans. 

Malgré les craintes de l'avocat général qui a soulevé les risques de libération des accusés et de non-représentation lors de la future audience, le procès a été renvoyé probablement en octobre 2021.

Des renvois de procès en cascade

Les dossiers s'empilent pour la justice toulousaine qui avait déjà pris un retard colossal avec la grève des avocats à propos de leurs retraites en début d'année, puis le premier confinement. Dans l'affaire Miloud Kherroubi, le procès devrait avoir lieu à l'automne 2021, dix mois de plus pour les huit accusés, tous emprisonnés, qui pourraient faire valoir que leur durée de détention qui remonte à 2016 pour certains est bien trop longue.

Ça n'est toutefois pas la première fois que la justice doit différer ses audiences à cause de l'épidémie, y compris à plusieurs reprises. Fin octobre, le procès aux assises de Haute-Garonne de l'attaque du Crédit Agricole de Pechbonnieu en 2015 a été renvoyé, avec un des accusés cas-contact. 

Début novembre, la cour d'assises d'Aix-en-Provence a elle aussi décidé d'étudier ultérieurement le procès en appel du meurtrier présumé de la milliardaire monégasque Hélène Pastror car l'opération aurait nécessité l'intervention d'une cinquantaine de personnes dans une salle dépourvue de fenêtre.

Enfin, ce mardi 1er décembre, débute à Lyon le quatrième procès dans l'affaire de la petite Fiona tuée en Auvergne en 2013. Il a été lui aussi reporté deux fois de suite en 2020, d'abord en début d'année parce que l'accusée Cécile Bourgeon était à nouveau enceinte, puis à cause de l'épidémie en mai dernier.

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