Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Le procès du racket sur le chantier de la L2 s'ouvre à Marseille

lundi 27 mars 2017 à 9:25 Par Lauriane Delanoë, France Bleu Provence

Cette affaire a révélé l'ampleur du racket sur les chantiers marseillais : huit gros bras des quartiers Nord comparaissent à partir de ce lundi pour avoir extorqué des fonds à Bouygues, l'entreprise en charge des travaux de la rocade L2.

Le chantier de la L2 à Marseille a duré deux ans.
Le chantier de la L2 à Marseille a duré deux ans. © Maxppp - .

Marseille, France

La justice veut en faire une vitrine de la lutte contre le racket sur les chantiers marseillais : le procès de huit prévenus s'ouvre ce lundi devant le tribunal correctionnel de Marseille. Ils sont soupçonnés d'avoir menacé la société Bouygues sur le très gros chantier la rocade autoroutière marseillaise, la L2.

Leur technique était bien rodée. En janvier 2015, l'une des foreuses du chantier est incendiée, pour un préjudice de deux millions d'euros. Quelques jours plus tard, Bouygues reçoit le devis d'une société de sécurité. Le deal, c'est que l'entreprise de BTP embauche ces vigiles. Sinon, il y aurait des représailles.

La fin de l'omerta

Bouygues, forte de ses 12 milliards d'euros de chiffre d'affaire, refuse de se laisser intimider par ces racketteurs des quartiers Nord et d'acheter la paix sociale. Un ingénieur porte plainte. C'est ainsi que le silence sur ces pratiques a été brisé, révélant l'ampleur du système sur les chantiers marseillais.

Rien que dans ce dossier, la justice a saisi 500.000 euros sur les comptes des racketteurs. Outre le volet extorsion, les prévenus doivent aussi répondre de nombreux délits financiers. Leurs sociétés ne payaient pas d'impôts, mais versaient les salaires en liquide. Elles n'avaient pas non plus d'habilitation.