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Faits divers – Justice
Dossier : Meurtre d'Eva Bourseau

À la barre, les deux accusés du meurtre d'Eva Bourseau décrits comme "gentils", "intelligents" et "calmes"

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Par , France Bleu Occitanie

Trois ans après le meurtre de l'étudiante de 23 ans, le procès Eva Bourseau s'est ouvert ce lundi après-midi à la Cour d'assises de Haute-Garonne. La première journée était consacrée à la personnalité des deux accusés.

Le tribunal de Toulouse.
Le tribunal de Toulouse. © Radio France - Bénédicte Dupont

Toulouse, France

Rien ne les prédestinait à commettre ce crime. Zakariya Banouni, 18 ans à l'époque, et Taha Mrani Alaoui, 21 ans au moment des faits, comparaissent depuis ce lundi devant la Cour d'assises de Toulouse. Ils sont poursuivis pour le meurtre d'Eva Bourseau, étudiante toulousaine tuée en juillet 2015 dans son appartement. Elle y avait été retrouvée morte par les pompiers dans une malle remplie d'un produit à base d'acide.

Trois ans plus tard, les accusés sont présentés devant la Cour d'assises. Les neuf jurés ont été tirés au sort. L'audience peut commencer, avec l'étude de personnalité des accusés. Les experts et les psychologues se relaient à la barre.

Une scolarité brillante, un avenir tout tracé

Leur parcours scolaire est excellent. Zakariya fait ses études au lycée Pierre-de-Fermat, à Toulouse, où il obtient son BAC avec mention à l'âge de 16 ans. Taha, lui, étudie au Maroc, dans un prestigieux lycée de Casablanca.

Leurs familles sont là pour les soutenir. Elles gardent un oeil attentif sur leurs études. "J'ai été pourri gâté, explique Taha, qui a grandi dans une famille aisée. Mes parents ont tout fait pour que je réussisse. Je ne pensais qu'à ça : la réussite et la concurrence."

Ce seront les seuls mots prononcés ce lundi par les accusés. Ils passeront le reste de l'audience tête baissée. 

Des jeunes appréciés

Les enquêteurs de personnalité sont unanimes ; l'entourage de ces deux jeunes les trouve gentils, intelligents, calmes, cultivés mais aussi surprotégés, sûrs d'eux et parfois arrogants. 

Alors quand vient l'échec, le premier de leur vie, Zakariya et Taha ne s'en remettent pas. Le premier est en classe préparatoire au lycée Pierre-de-Fermat. Il ne supporte pas la pression et la concurrence, déjà fragilisé par le suicide de son meilleur ami un an plus tôt. Ses notes chutent brusquement.

Le second arrive en France pour tenter l'entrée à Polytechnique. Il échoue de quelques centièmes de points au concours d'entrée.

Une longue descente aux enfers

Les deux accusés sont fumeurs de cannabis depuis qu'ils sont adolescents. Lorsqu'ils se rencontrent, en 2014, c'est presque un coup de foudre. Les personnalités se complètent, le plus jeune admirant le plus vieux. Et surtout, ils vivent la même période de doutes, que la psychologue à la barre qualifie de "dépression"

La psychologue décrit également des "personnalités narcissiques", dont le discernement était altéré par la prise massive de drogue, notamment du LSD. "Ces personnes deviennent égocentrées, elles n'ont d'empathie que pour elles-mêmes."

"Leur consommation de drogue était boulimique, comme pour combler une faille narcissique qui s'était creusée après leur échec scolaire." - la psychologue

Le procès se poursuit ce mardi, avec notamment l'enquête de personnalité de la victime, Eva Bourseau. 

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