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Le procès à Pau des attaques de distributeurs de billets à l'explosif

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Béarn Bigorre, France Bleu Gascogne, France Bleu
Pau, France

Cinq hommes sont jugés jeudi et vendredi pour avoir fait sauter neuf distributeurs de billets en Béarn et dans les Landes, en août et septembre 2013. Des "spécialistes" qui ont sévi chez nous à Artix, Pau, Billère et Mourenx. Le butin est de 146.000 euros.

Un distributeur après explosion (illustration)
Un distributeur après explosion (illustration) - maxppp

Le tribunal correctionnel de Pau accueille un procès hors norme ce jeudi et vendredi. On juge cinq hommes accusés de s'être attaqué à neuf distributeurs automatiques de billets, en Béarn et dans les Landes en août et septembre 2013. Ils ont réussi à Artix, à Capbreton et deux fois à Pau. Ils ont échoué trois fois à Billère, Mourenx et Bénesse-Maremne. Le butin s'élève tous comptes faits à 146.000 euros. Parmi ces cinq hommes, deux sont Béarnais, l'un de Mourenx et l'autre d'Orthez. Les trois autres sont des Marseillais.

Une méthode expéditive

Chaque attaque relevait de la même méthode : ils volent une grosse cylindrée, allemande de préférence. Ils se garent. Ils sont cagoulés et vêtus de couleur sombre. Ils neutralisent les caméras de vidéosurveillance avec une bombe de peinture noire. Ils insèrent dans la fente du distributeur deux tuyaux reliés à deux bouteilles : une remplie d’oxygène et l'autre d’acétylène. C'est le mélange utilisé par les soudeurs. Puis, à distance, ils déclenchent une impulsion électrique qui provoque l'étincelle et fait exploser le distributeur. Certains résistent. Dans ce cas ils n'insistent pas. La plupart sont éventrés, les malfaiteurs repartent avec le coffre qui contient les billets. Ils l'ouvrent plus tard, à tête reposée dira-t-on, après avoir mis le feu à la voiture qu'ils ont volée pour faire le coup.

Une "mode" durant l'été 2013

Pendant cette période, plusieurs bandes ont agi partout en France avec ce même mode opératoire. Ils semblent que dans le milieu, la "méthode" a circulé entre plusieurs équipes. Une autre bande a d'ailleurs été jugée récemment à Pau. En juillet 2015, ce même tribunal a condamné quatre hommes pour huit attaques du même type, pendant cet été 2013. Il avaient frappé trois fois dans la région, à Lacq, Bayonne et Tarbes. Ils ont été condamnés à des peines allant de 4 à 8 ans de prison. Cet été là en France, 150 distributeurs ont été attaqués à l'explosif.

"On peut neutraliser le butin avec de l'encre par exemple explique Christian Lauthion, le directeur de la sécurité à la fédération française des banques, on a aussi des systèmes pour éviter que les distributeurs explosent. Il y a des ripostes envisagées par les constructeurs."

Christian Lauthion, directeur de la sécurité à la fédération française des banques

Caïds ou petites frappes ?

Le parquet présente ces cinq hommes comme des professionnels. Des moyens de sécurité exceptionnels vont être mis en place pour le procès. Ce ne sont pas des petits jeunes. Ils ont 30, 31, 42 et 44 ans. Sur les cinq, quatre sont cousins de la communauté des gens du voyage. Ils sont dans le collimateur des services de police spécialisés depuis des lustres. Mais leurs casiers judiciaires, même s'ils sont fournis, n'ont rien d'exceptionnel. La justice a longtemps envisagé de les faire comparaître devant la cour d'assises, avant de choisir le tribunal correctionnel.

Il n'a jamais fait parler de lui. Il n'a pas de casier judiciaire. Il a des accointances familiales du coté de Pau. On a retrouvé ses empreintes sur deux des billets qui ont fait l'objet de ces attaques de DAB. Deux sur des milliers. Je ne suis pas certain que ça permette de l'impliquer — L'avocat d'un des accusés

Me Antoine Tugas, l'avocat d'un des mis en cause

Sur les cinq hommes mis en cause, trois sont de Marseille et bien connus des services de polices spécialisés là bas. Cette origine colore ce dossier incontestablement. Maître Thierry Sagardoytho défend l'orthézien de la bande. Il reconnait que le mode opératoire et la touche "Marseille" pèsent avant ce procès.

Pour Me Thierry Sagardoytho, ils seraient de Strasbourg, ça ne suciterait pas le même emballement

Le procès doit durer deux jours complets ce jeudi et vendredi.

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