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Faits divers – Justice

Le prof de sport tagueur d'horodateurs devra verser 19 000 euros à la mairie de Bordeaux

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Par , France Bleu Gironde

Un prof de sport condamné à 35 heures de travaux d'intérêt général et à verser plus de 19 000 euros à la ville de Bordeaux. Le quinquagénaire comparaissait ce mardi 9 juillet devant le tribunal correctionnel de Bordeaux pour avoir tagué une trentaine d'horodateurs depuis septembre 2018.

Un des horodateurs de la rue de Pineau, quartier Bastide, endommagé par le prof de sport
Un des horodateurs de la rue de Pineau, quartier Bastide, endommagé par le prof de sport © Radio France - Marie Rouarch

Bordeaux, France

Un prof de sport jugé pour avoir tagué des horodateurs autour du stade Chauffour et à la Bastide. C'était ce mardi devant le tribunal correctionnel de Bordeaux. Le quinquagénaire, ancien membre de l'équipe de France de handball aujourd'hui enseignant dans un lycée privé bordelais, a été condamné à 35 heures de travaux d'intérêt général et à verser 19 058 euros de réparations à la ville de Bordeaux.

À la barre, l'homme reconnaît une trentaine de dégradations en tout, commises entre septembre 2018 et juin 2019, autour de ses lieux de travail, essentiellement le stade Chauffour et les environs du lycée La Ruche, quartier Bastide. C'est d'ailleurs là qu'il a été interpellé en flagrant délit, le 17 juin dernier, après plusieurs mois de surveillance et de filature par la police. "C'est disproportionné !" glisse-t-il après l'audience.

Mais comment lui l'ancien sportif de haut niveau, un pivot sélectionné 8 fois en équipe de France de handball, a-t-il pu en arriver là ? Le déclencheur explique-t-il à la Présidente, c'est une amende de 35 euros infligée par les agents de la société Uurbis Park pour deux minutes de dépassement de stationnement en septembre dernier. "Ça m'a révolté dit l'enseignant, alors j'ai décidé de mettre de la peinture noire sur les lettres pour rendre les horodateurs illisibles, pas pour les détruire"

Je suis désolé d'être là devant vous, d'autant que j'étais jusqu'ici plutôt fier de ma carrière professionnelle, sportive et familiale - l'enseignant condamné

L'homme dit "refuser de payer pour travailler" et dénonce une forme de "racket" : 7 euros par jour pour le stationnement lorsqu'il emmène ses élèves au stade Chauffour. Mais à la barre, il assume, reconnaît "une énorme erreur", qu'il "regrette amèrement". La présidente le rappelle à l'ordre : "ce n'est pas une erreur, c'est un délit. On n'est parfois pas d'accord avec les règles mais il faut quand même les respecter. D'autant que vous n'exercez pas n'importe quelle profession !" lui fait-elle remarquer. 

Le tribunal requalifie finalement les faits qui lui sont reprochés de "dégradation volontaire d'un bien destiné à l'utilité publique", en "signe, inscription, dessin ayant entraîné des dommages sur du mobilier urbain".  Dommages qu'il devra réparer auprès de la mairie de Bordeaux à hauteur de 19 058 euros, ce qui scandalise son avocat, maître Christian Blazy : "Il me semble infondé qu'il ait à payer toutes les dégradations de tous les horodateurs de Bordeaux sur une période donnée. Lui a reconnu une trentaine de dégradations d'horodateurs, le prix pour remettre en état en horodateur est de 60 euros. Un chiffon, un dissolvant et simplement frotter, ça suffit pour le réparer". Soit environ 2 000 euros pas plus selon l'avocat. Maître Blazy va faire appel de cette décision.