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Le psychiatre toulousain agressé au couteau par son patient témoigne

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Par , France Bleu Occitanie

Ce jour là, il s'est vu mort. Le psychiatre toulousain agressé par son patient à son cabinet en juin 2018 témoigne du cauchemar qu'il a vécu. Son agresseur est jugé du 10 au 12 mai par la cour d'assises de Haute-Garonne pour tentative d'assassinat.

 Le psychiatre Michel Bousseyroux, victime de plusieurs coups de poing et d'au moins un coup de couteau au flanc dit "qu'il s'est vu mort".
Le psychiatre Michel Bousseyroux, victime de plusieurs coups de poing et d'au moins un coup de couteau au flanc dit "qu'il s'est vu mort". © Radio France - Pascale Danyel

Au procès de Benjamin Pérez, jugé aux assises de Haute-Garonne pour avoir tenté d’assassiner son psychanalyste dans son cabinet en juin 2018, la cour a entendu ce lundi plusieurs psychiatres ainsi que deux enseignants de l’université du Mirail venus parler de l’agressivité de l'accusé et témoigner de ses précédentes agressions physiques. La cour a également fait déposer le témoin-clé qui a assisté à la violente agression du médecin. Puis elle a donné la parole à la victime.

"C'est d'autant plus terrible que j'ai été pris de court"

À la pause, au micro de France Bleu Occitanie, le psychiatre victime de coups de poing à la tête et d'au moins un coup de couteau au flanc raconte son calvaire : "Cela a été un moment d'horreur et d'effroi et cela reste effroyable car (l'agresseur, ndlr), c'est quelqu'un que j'ai suivi en tant que psychanalyste pendant plus de cinq ans et cela a été terrible d'être frappé, d'être l'homme à abattre par cette personne dont j'avais essayé de prendre soin." 

Michel Bousseyroux se souvient de très peu de choses : "J'ai été totalement pris de court et surpris, j'ai perdu connaissance immédiatement, et je n'en ai aucun souvenir, c'est pour moi un black-out total". Le médecin ce matin-là commençait sa journée de travail quand "(l'agresseur) a sonné, j'ai ouvert la porte et à partir de ce moment-là, cela a été l'entrée dans le néant, cela a été terrible après coup de voir ce qui m'était arrivé, je me suis vu mort, j'ai cru que l'allais y passer. Pendant quelques heures je pensais que ma vie allait basculer."

Le psychiatre a aujourd'hui 75 ans. Il continue d'exercer. "J'ai voulu à tout prix revoir tous mes patients juste en rentrant de l'hôpital, 10 jours après, les recevoir pour qu'ils sachent que j'étais là."

Benjamin Pérez encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

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