Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers - Justice
Dossier : Mouvement des "gilets jaunes"

Le Puy-en-Velay : les incendiaires présumés de la préfecture devant le tribunal

Le Puy-en-Velay, France

Quatre prévenus comparaissent ce lundi devant le tribunal correctionnel du Puy-en-Velay. Ils sont soupçonnés d'être impliqués dans l'incendie de la Préfecture du Puy-en-Velay le 1er decembre 2018. Les avocats en grève vont demander le report de l'audience.

Le tribunal doit se pencher sur cette explosion de violence le 1er décembre 2018 au Puy-en-Velay
Le tribunal doit se pencher sur cette explosion de violence le 1er décembre 2018 au Puy-en-Velay © Radio France - Mathilde Montagnon

C'est un évènement qui a marqué la ville du Puy-en-Velay : le 1er décembre 2018, en marge d'une manifestation de gilets jaunes, la Préfecture du Puy en touchée par un début d'incendie

Ce lundi, quatre prévenus comparaissent devant le tribunal correctionnel.  Ils sont poursuivis pour dégradation, participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences, violences avec armes et outrages.  Trois mineurs doivent également être jugés à partir de ce mercredi 22 janvier pour les mêmes faits.   

Des policiers marqués à vie selon leur avocate

Me Emmanuelle Bonnet représente trois policiers qui ont été visés ce soir-là par des objets en verre remplis d'acide. Elle est également le conseil de l’État (Préfecture et Dirrecte), partie civile dans le dossier : "ce qui est important c'est qu'il soit démontré la violence et l'intention de blesser dont ils ont été l'objet à titre personnel. C'est quelque chose qui a été organisé. Je ne crois pas qu'on puisse dire que c'est sous le coup de la colère qu'on prend la décision de remplir des bouteilles en verre d'acide et de les lancer sur des policiers sans une certaine intention de blesser gravement, lourdement, des personnes qui sont en face de vous. Les policiers que je représente étaient en première ligne. Ils ont vu la haine dans les yeux des manifestants puisqu'il y en a qui ont même dit : nous allons tous vous faire griller comme des poulets. C'est quand même extrêmement violent comme terme. Et surtout c'est extrêmement personnel. C'est quelque chose qui va les marquer à vie parce que à un moment donné ils se sont dit : nous, nous tentons de protéger la Préfecture et l'ordre, mais qu'est-ce qui nous protège nous ?". 

Les prévenus sont des "lampistes" selon la défense

Maitre Jacques Soulier, bâtonnier de Haute-Loire est l'avocat d'un des incendiaires présumés. Son client, âgé de 23 ans, n'était même pas un gilet jaune selon son avocat. Juste un jeune en déshérence qui passait par la.  Il a reconnu des jets de projectiles sur les forces de l'ordre et la Préfecture et les regrette. "Il y a eu beaucoup d'élans médiatiques dans cette affaire, regrette Me Soulier, alors qu'en réalité, certes les conséquences sont très graves, certes il y a eu des dégâts physiques sur des membres des forces de l'ordre, certes il y a eu également des dégâts matériels sur le bâtiment de la Préfecture, mais en réalité les personnes qui vont comparaître devant le tribunal correctionnel du Puy ne sont que des lampistes dans cette affaire. Ce n'est pas du tout le profil de violents gilets jaunes dont on a voulu donner l'image. Il y a eu un retentissement important du fait ensuite de la visite du Président de la République au Puy dans les jours qui ont suivis. Et également de l'accueil qu'il a reçu. Par rapport à mon client, et par rapport je pense aussi à ses co-prévenus, ce ne sont pas de dangereux activistes révolutionnaires avec un gilet jaune sur les épaules et un cocktail molotov dans la main. C'est pas du tout leur style. C'est des jeunes en difficulté". 

Le procès risque d'être reporté

Les avocats du barreau de Haute-Loire, en grève contre la réforme des retraites, vont demander un report du procès.  La décision sera prise en début d'audience, ce lundi matin.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu