Faits divers – Justice

Le quartier Saint-Jean à Beauvais sous le choc après l'arrestation de l'auteur présumé du triple meurtre de la Drôme

Par Valérie Massip et Hugo Brisset, France Bleu Drôme-Ardèche et France Bleu Picardie mardi 27 décembre 2016 à 19:57

L'auteur présumé du triple meurtre de la Drôme est originaire du quartier Saint-Jean à Beauvais
L'auteur présumé du triple meurtre de la Drôme est originaire du quartier Saint-Jean à Beauvais © Radio France - Hugo Brisset

L'auteur présumé d'un triple meurtre dans la Drôme dans la nuit de dimanche à lundi, est un Beauvaisien de 23 ans, habitant du quartier Saint-Jean. Placé en hôpital psychiatrique depuis lundi soir, il n'a pas encore pu être entendu. Dans son quartier, voisins et proches s'interrogent

Proches et voisins de la famille de l'auteur présumé d'un triple meurtre dans la Drôme, sont sous le choc dans le quartier Saint-Jean à Beauvais. C'est là, dans l'appartement familial, qu'habitait le jeune homme de 23 ans, d'origine malienne. Il aurait quitté brusquement ce domicile le jour de Noël. D'après sa famille interrogée dans le Parisien, il "entendait des voix" ces derniers temps et certains voisins racontent qu'ils le trouvaient distant.

"Equilibré et jovial" selon un adjoint, habitant du quartier

Mohrad Laghrari, un adjoint au conseil municipal de Beauvais, habitant du quartier, voisin direct des parents jusqu'à récemment, le décrit comme quelqu'un de "jovial et équilibré", qui jouait au football au sein de l'ASPTT Beauvais, fréquentait plusieurs associations. Il ajoute cependant avoir peu croisé le jeune homme depuis sa sortie de la prison de Fresnes début septembre. L'élu s'interroge sur une éventuelle crise de démence.

Condamné pour trafic de stupéfiants

Le meurtrier présumé de la Drôme, était revenu chez ses parents après avoir purgé une peine pour trafic de stupéfiants. Son casier judiciaire affiche 4 condamnations. Depuis son interpellation, il est resté "mutique" explique le Procureur de la République de Valence. Deux experts en psychiatrie vont devoir se prononcer sur sa responsabilité pénale au moment des faits.

Reportage d'Hugo Brisset