Faits divers – Justice

Le radar attaqué à la mousse polyuréthane

Par Florence Gotschaux, France Bleu Drôme-Ardèche dimanche 9 mars 2014 à 5:25

Le radar rempli de mousse polyuréthane.
Le radar rempli de mousse polyuréthane. © Mairie de Vinezac

La radar de Vinezac, sur la D104, en Ardèche, en est à sa troisième attaque en un mois. Après la peinture, la mousse injectée directement à l'intérieur. L'appareil devra vraisemblablement être remplacé.

Décidemment, il faut croire que quelqu'un en veut au radar de Vinezac sur la D104 en Ardèche. Dans la nuit de vendredi à samedi, il a de nouveau été dégradé, deux semaines seulement après avoir été recouvert de peinture. Mais la liste des dégradations sur ce radar est longue. Depuis son installation en 2008, il a connu tout type d'attaques.Récemment, il a été peint en rouge puis en vert. D'ailleurs il en a encore les stigmates : des croix de couleur peintes sur le côté. La semaine dernière, ce sont carrément les capteurs qui ont été recouvert de peinture verte. Pierre Manent, le maire de Vinezac n'arrive même plus à faire un décompte précis. Il parle d'une dizaine de détériorations en moins de six ans. Mais jusque là c'était à chaque fois rattrapable.

Cette fois le radar a rendu l'âme

Cette fois-ci, le ou les auteurs de l'attaque n'y sont pas allés de main morte. Ils ont rempli le radar de mousse polyuréthane, cette mousse utilisée comme isolant qui gonfle et qui finit par durcir. Autant dire que cette fois-ci, il ne faudra pas juste gratter de la peinture mais sans doute changer l'appareil. Le radar n'aura donc pas fonctionné bien longtemps depuis sa dernière détérioration : même pas deux jours, puisqu'il a avait été remis en service jeudi dernier.

Jusqu'à cinq ans de prison encourus

De manière générale, la dégradation de radar est un peu un sport national en Ardèche. Sur les dix-sept radars fixes que compte le département, tous ont été vandalisés au moins une fois. Pour rappel, les peines encourues pour la dégradation d'un radar vont jusqu'à cinq ans de prison, et 75.000 euros d'amende. Et jusqu'à dix ans d'emprisonnement et 150.000 euros  pour l'incendie d'un de ces appareils.