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Faits divers – Justice

Le rapprochement des prisonniers corses "possible" et "à l'étude" selon Madame Corse au gouvernement

mardi 9 janvier 2018 à 10:18 Par Hélène Battini, France Bleu RCFM et France Bleu

Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l'Intérieur et "Madame Corse" du gouvernement, a confirmé ce mardi que le rapprochement des prisonniers corses et leur transfert à Borgo, était "possible", et à l'étude actuellement.

Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l'Intérieur, "Madame Corse"
Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l'Intérieur, "Madame Corse" © Maxppp - maxppp

Corse, France

Parmi les revendications majeures des nationalistes récemment élus à l'Assemblée de Corse, figure cette question du rapprochement des prisonniers corses afin qu'ils purgent leur peine à la prison de Borgo, tout comme l'amnistie de la vingtaine de "prisonniers politiques". 

"Oui, bien sûr c'est possible", a répondu Jacqueline Gourault sur Cnews. "La chancellerie étudie au cas par cas la situation de ceux qui sont actuellement emprisonnés sur le continent, en fonction de leur durée de peine, de leur comportement. La dizaine de prisonniers concernés pourrait être regroupée à Borgo", a-t-elle expliqué, ajoutant que "s'ils sont en prison, c'est qu'ils ont fait un acte délictueux, voire même un crime de sang". "Il y a déjà des prisonniers corses qui se sont rapprochés, qui sont dans la prison de Borgo", selon la ministre qui explique que les dirigeants nationalistes qu'elle a rencontré la semaine dernière à Ajaccio, ne lui "ont pas demandé de loi d'amnistie".

Elle a par ailleurs expliqué que l'autre revendication concernant la co-officialité de la langue corse et du français était "anticonstitutionnelle, ce qui n'empêche pas de continuer le développement de l'apprentissage soutenu chaque année par le ministère de l'Education nationale qui investit 9 millions d'euros en Corse pour l'enseignement du Corse". 

Enfin, interrogée sur le fait que la Corse pourrait être indépendante dans quinze ou vingt ans, la ministre a répondu :"Je ne sais pas mais nous, nous pensons que la Corse fait partie de la République française". 

Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni, seront reçus à Matignon par Edouard Philippe le 22 janvier. Le président Emmanuel Macron se rendra lui en Corse le 6 février, vingt ans, jour pour jour, après la mort du préfet Claude Erignac.