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Faits divers – Justice

Le rectorat de Grenoble ordonne aux parents d'une école musulmane de changer leurs enfants d'établissement

vendredi 12 avril 2019 à 11:29 Par Justine Dincher, France Bleu Isère et France Bleu

Le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a annoncé ce jeudi la fermeture imminente d'une école musulmane d'Échirolles (Isère), au motif qu'elle serait "d'inspiration salafiste". Une procédure judiciaire est par ailleurs en cours, pour les mêmes motifs, devant la justice.

La rectrice d'académie de Grenoble a mis en demeure les parents d'élèves d'une école musulmane d'Échirolles, de scolariser leurs enfants dans un autre établissement.
La rectrice d'académie de Grenoble a mis en demeure les parents d'élèves d'une école musulmane d'Échirolles, de scolariser leurs enfants dans un autre établissement. - Capture d'écran Google street view

Échirolles, France

Elle doit fermer ce vendredi soir. Jean-Michel Blanquer annonçait jeudi la fermeture d'une école "d'inspiration salafiste" dans l'académie de Grenoble (Isère). Le ministre de l'Éducation nationale parle de l'établissement Philippe Grenier d'Échirolles, une école musulmane privée, hors contrat, fondée en 2016. La rectrice d'académie a mis en demeure le 4 avril dernier les familles des élèves de scolariser leurs enfants dans d'autres écoles.

Une procédure judiciaire en cours

C'est une mesure administrative, qui s'appuie sur une décision judiciaire. Il y a deux mois jour pour jour, le 12 février dernier, le tribunal correctionnel de Grenoble ordonnait effectivement la fermeture définitive de cette école qui "dispense un enseignement contraire aux droits des enfants à l'éducation".

La justice reproche notamment à l'établissement de ne pas respecter le programme obligatoire prévu par le ministère : résultats catastrophiques, carences dans l'apprentissage du sens critique et de l'autonomie. L'école a aussi refusé un contrôle de l'inspection académique en décembre 2017. Lors du procès le 12 février dernier, le procureur de la république, qui avait lui aussi qualifié cette école de "salafiste", avait parlé "d'obscurantisme", de "lavage de cerveau" et "d'école novice".

L'association qui gère l'établissement a fait appel de la décision de fermeture prononcée par le tribunal correctionnel. L’école est donc restée ouverte. Un nouvel examen du dossier est prévu le 1er juillet prochain, mais l'académie de Grenoble n'a pas attendu cette date pour mettre fin aux activités de l’école. 

Un courrier envoyé aux parents d'élèves

Il y a une semaine, la rectrice a envoyé un courrier-recommandé aux familles des 45 élèves scolarisés en primaire, leur demandant d'inscrire leur enfant dans une autre école à partir de la rentrée de Pâques. C'est "une injonction", c'est-à-dire un ordre, d'après le rectorat qui assure que des places dans d'autres établissements sont réservées pour ces élèves. 

En revanche, pour les quelques 50 écoliers de maternelle qui ont moins de six ans, il n'y a pas d'obligation de re-scolarisation puisque l'instruction n'est pas obligatoire à leurs âges. Les parents de ces très jeunes enfants ont donc reçu "une invitation" à changer d'établissement scolaire.

Cette fermeture est "un exemple du fait que nous avons pris le taureau par les cornes sur ce sujet qui est grave", a assuré le ministre de l'Éducation nationale. "Au cours de ces dernières années, il y a eu le développement de structures scolaires ou proto-scolaires, inspirées par des idéologies radicales et nous voulons empêcher cela et c'est ce que nous faisons", a conclu Jean-Michel Blanquer.