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Dossier : Mouvement des "gilets jaunes"

Le retour des "gilets jaunes" : 6.000 manifestants et 300 interpellations en France, selon Gérald Darmanin

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu, France Bleu Paris

Des manifestations de "gilets jaunes" étaient organisées ce samedi partout en France. C'est un retour pour ce mouvement de contestations et revendications multiples. Des rassemblements ont lieu à Paris, Toulouse, Avignon, Nîmes ou encore Grenoble mais ont globalement peu mobilisé.

Un manifestant "gilet jaune" samedi 12 septembre 2020 à Paris
Un manifestant "gilet jaune" samedi 12 septembre 2020 à Paris © AFP - Alain JOCARD

Des "gilets jaunes" se sont à nouveau rassemblés ce samedi un peu partout en France, à Paris, Marseille, Lyon ou encore Bordeaux. Ces cortèges se sont déroulés dans un contexte particulier, après le confinement mais toujours avec le coronavirus, les gestes barrières et des interdictions de manifester ici ou là.

Selon le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, environ 6.000 personnes ont manifesté ce samedi en France, dont 2.500 à Paris. Lors d'un point presse à la préfecture de police, il a également indiqué qu'il y avait eu "à peu près 300 interpellations" dans l'Hexagone.

Les mots d'ordre de cette mobilisation sont les fondamentaux des "gilets jaunes", à savoir un changement de Constitution par référendum, une amélioration du pouvoir d'achat, une baisse de la TVA sur les produits de première nécessité, une hausse des salaires et une baisse des loyers.

Gaz lacrymo, interpellations, armes et objets saisis à Paris

Plus d'un millier de manifestants se sont rassemblés sur la place Wagram dans le XVIIe arrondissement de Paris. Le lieu était le point de départ de l'un des deux cortèges autorisés ce samedi, deux autres ont été interdits. Les forces de l'ordre ont tiré quelques gaz lacrymogènes vers 12h30 pour repousser les manifestants vers la place Wagram et les empêcher de s'approcher des Champs-Elysées. Des militants ont incendié quelques poubelles, certains sont vêtus de noir et encagoulés. La plupart des manifestants ont des masques mais assez peu portent des "gilets jaunes". 

Vers 13h40, une voiture a été incendiée sur le boulevard Pereire. Plusieurs autres voitures et scooters ont également été dégradés, selon un journaliste de franceinfo présent sur place. Dix minutes plus tard, la préfecture de police de Paris indiquait que les forces de l'ordre intervenaient dans le secteur de la place Wagram car des groupes ne respectaient pas l'itinéraire déclaré. Le calme est revenu vers 16h dans le secteur, et les manifestants se sont dispersés un peu avant 18h.

Selon la préfecture de police de Paris, 256 personnes ont été interpellées ce samedi dans la capitale, au moins 90 ont été verbalisées. 147 personnes ont été placées en garde à vue, selon un bilan établi à 19h30. De nombreuses personnes ont été interpellées samedi matin lors de "contrôles en amont, des individus contrôlés et porteurs d'armes par destination", a précisé la préfecture. Des personnes transportaient des "objets qui n'ont pas leur place dans une manifestation" comme des "tournevis, piolet, pince coupante, cagoule, couteaux, arc", a-t-elle précisé sur Twitter.

Des tournevis, piolet, pince coupante, cagoule, couteaux, arc saisis par les forces de l'ordre
Des tournevis, piolet, pince coupante, cagoule, couteaux, arc saisis par les forces de l'ordre - Préfecture de police de Paris

Sur Twitter, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a apporté son "soutien aux forces de l'ordre qui sont en train d'interpeller les fauteurs de trouble violents". Il a souligné que "l'ordre républicain" devait "s'imposer".

Les tirs de LBD encadrés

Didier Lallement, préfet de police de Paris, a confirmé l'assistance, dès ce samedi, d'un "superviseur" pour chaque porteur de LBD afin d'aider "à la maîtrise et au bon usage" de cette arme, et le retrait des anciennes grenades à main de désencerclement (GMD) remplacées par un nouveau modèle, réputé moins dangereux, conformément aux annonces du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin vendredi.

"Nous réclamons un mieux-vivre, une justice fiscale et justice sociale, une démocratie directe et participative" - Jérôme Ridrigues, manifestants "gilet jaune" à Paris

Intrusion chez BFMTV 

Altice France, propriétaire de BFMTV, va déposer plainte après une intrusion d'une vingtaine de "gilets jaunes" pendant quelques minutes dans le hall d'entrée de la chaîne de télévision ce samedi matin, a indiqué la direction à franceinfo.

Le groupe "condamne fermement" cette intrusion et "les agissements et les propos inacceptables" tenus. La direction va renforcer les mesures de sécurité de BFMTV, en lien avec la police.

Jean-Marie Bigard conspué à Paris

Samedi matin à Paris, Jean-Marie Bigard s'est rendu sur un rassemblement pour venir à la rencontre des "gilets jaunes", comme il l'avait indiqué sur les réseaux sociaux. L'humoriste a réaffirmé son soutien au mouvement tout en de désolidarisant de propos du "gilet jaune" Jérôme Rodrigues. Hué par plusieurs "gilets jaunes", Jean-Marie Bigard a dû être évacué pour se réfugier dans un restaurant.

Des manifestations partout en France

Outre Paris, des cortèges ont eu lieu partout en France à Avignon, Nancy, Brest, Poitiers, Antibes, Nîmes, Grenoble ou Rennes. Cependant certains ont été interdits à Montpellier ou à Dijon.

A Lyon, environ 500 manifestants se sont rassemblés. Ils étaient entre 400 et 500 à Bordeaux. A Quimper, un peu plus d'une centaine de gilets jaunes ont défilé dans le centre-ville. 

A Toulouse, où la manifestation est interdite, les manifestants ont été bloqués en début d'après-midi par les forces de l'ordre, qui ont fait usage de gaz lacrymogènes. Une heure plus tard, les "gilets jaunes" se sont dispersés dans les rues adjacentes.

A Marseille, près de 300 personnes étaient réunies sur le Vieux-Port. Un important dispositif de sécurité a été mis en place. A Saint-Etienne, entre 50 et 100 manifestants se sont rassemblés place du Peuple. L'un des leaders du mouvement a été interpellé par la police, pour organisation d'une manifestation non déclarée. En réaction, une vingtaine d'individus ont décidé de se rassembler devant le commissariat.

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