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Faits divers – Justice

Le sang des braqueurs présumés du salon des antiquaires de Toulouse au cœur de leur procès

mardi 9 octobre 2018 à 21:26 Par Raphaël Cann, France Bleu Occitanie

Cette semaine, la cour d'assises de Haute-Garonne juge deux auteurs présumés du braquage du salon des antiquaires à Toulouse en 2014. Au coeur de ce procès: les traces ADN retrouvées sur les lieux du crime.

Le braquage s'est déroulé en novembre 2014 au Salons des antiquaires à Toulouse
Le braquage s'est déroulé en novembre 2014 au Salons des antiquaires à Toulouse © Maxppp - Michel Viala

Toulouse, France

En 2014, 4 hommes cagoulés et armés font irruption au salon des antiquaires à Toulouse. Très vite, ils brisent les vitres de stand de bijoux et repartent avec leur butin. Bilan: près d'un million d'euros de préjudice moral. Cette semaine, la cour d'assises de Haute-Garonne juge deux auteurs présumés de ce braquage.

Les deux accusés, âgés de 28 et 31 ans, ont été identifiés grâce à des traces de sang laissées sur la scène du crime. Pour l'un, son sang a été retrouvé sur les débris des vitrines et pour l'autre, sur la porte d'entrée du salon des antiquaires. Les accusés reconnaissent avoir visité ce salon mais nient être les auteurs de ce braquage.

A l'audience, l'un des accusés explique "saigner du nez assez souvent." Le président de la cour d'assises s'étonne alors que son sang soit encore frais au moment des prélèvements de la police. Le magistrat renchérit: "Il est étonnant aussi que les joailliers n'aient pas lavé la vitrine si vous avez mis du sang dessus. Ils vendent des bijoux de luxe, ils sont souvent très attentif à la propreté de leurs vitrines." Des questions auxquelles l'accusé n'avait pas de réponses, expliquant ne plus se souvenir de la date ou du déroulé de sa visite.

Une blessure au poignet

Le deuxième accusé, lui, raconte s'être ouvert le poignet peu de temps avant sa visite au salon des antiquaires. Il explique la présence de son sang sur la porte d'entrée en avançant que la plaie s'est peut-être rouverte au moment de pousser la porte pour entrer. A nouveau, le président de la cour d'assises le questionne: "Comment se fait-il alors que le sang soit retrouvé seulement quelques dizaines de centimètres au dessus du sol?" Avec colère, l'accusé lui répond: "Je ne sais pas, je ne suis pas un expert."

Pour Pierre Le Bonjour, avocat de la défense, ces traces de sang ne constituent pas une preuve suffisante: "L'ADN ne peut pas raconter un scénario. On a des traces de sang, mais on ne sait pas si c'est à l'intérieur ou à l'extérieur des vitrines. On ne sait pas si le sang a été posé au cours ou antérieurement au braquage."

Le reste de l'audience, jusqu'au vendredi 12 octobre, servira notamment à déterminer la personnalité et le train de vie des deux accusés.