Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Le scandale des prothèses PIP à nouveau devant la justice

-
Par , France Bleu Provence, France Bleu
Aix-en-Provence, France

Les cinq dirigeants de la société chargée de commercialiser les prothèses mammaires PIP défaillantes sont jugés en appel depuis lundi à Aix-en Provence. Le principal prévenu, Jean-Claude Mas, avait été lourdement condamné lors du premier jugement en 2013.

Jean-Claude Mas à son arrivée, lundi, au Centre des Congrès
Jean-Claude Mas à son arrivée, lundi, au Centre des Congrès © Maxppp

Quatre ans de prison, 75.000 euros d'amende et une interdiction définitive d'exercer une activité dans le domaine de la santé : voilà le verdict contesté par Jean-Claude Mas, gérant de la société  Poly Implant Prothèse, qui revient cette fois en appel sur cette condamnation pour "tromperie aggravée".

"Je ne peux pas accepter, je n'accepte pas qu'on qualifie la tromperie de tromperie aggravée" (Jean-Claude Mas, au président qui lui demandait pour quelle raison il avait fait appel)

Le prévenu de 76 ans, qui comparait avec quatre de ses co-gérants, fait cette fois face aux juges non pas au tribunal correctionnel, mais dans l'enceinte confortable du Centre des Congrès, qui permet d'accueillir une audience plus large : 7.000 parties civiles et 5.000 plaignantes font partie du dossier. 

En France, quelque 30 000 femmes seraient concernées par le scandale de ces prothèses défaillantes. Pourtant, depuis le début de l'affaire, le fondateur de PIP reconnaît la tromperie, mais assure que le gel qu'il employait n'était pas nocif.

"C'est insupportable pour les victimes d'entendre que le produit n'était pas dangereux, beaucoup ont des problèmes de santé, des boules de silicone dans les seins." (Me Laurent Gaudon)

De fait, après le premier procès de 2013, plusieurs plaignantes sont reparties au combat encore plus déterminées, comme Sylvie,  de Saint-Raphael dans le Var, qui concède néanmoins que ce procès en appel se déroule dans un climat beaucoup plus apaisé : 

"La première fois, j'avais envie de le tuer. Mais là, les esprits ont changé. Et puis il faut rester digne face à ces monstres. C'est la meilleure réponse à leur faire. "

Le procès en appel des prothèses mammaires PIP a lieu jusqu'au 27 novembre à Aix-en-Provence.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess