Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers - Justice

Le Sénat saisit la justice pour trois proches d'Emmanuel Macron en plus d'Alexandre Benalla et Vincent Crase

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Le Sénat a finalement décidé ce jeudi de saisir la justice pour les cas d'Alexandre Benalla et de Vincent Crase pour des soupçons de faux témoignage. Trois autres hauts responsables de la présidence sont aussi concernés par cette demande pour vérifier "un certain nombre d'omissions."

Alexandre Benalla durant sa deuxième audition par la commission d'enquête du Sénat
Alexandre Benalla durant sa deuxième audition par la commission d'enquête du Sénat © Maxppp - Alexis Sciard

Paris, France

Le Sénat a finalement pris la décision de saisir la justice ce mercredi après la réunion de son Bureau. Cela concerne Alexandre Benalla et Vincent Crase, déjà mis en examen dans le cadre de l'enquête sur les violences du 1er mai. 

Plus surprenant, les sénateurs vont aussi transmettre à la justice les déclarations de Patrick Strzoda, le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, d'Alexis Kohler le secrétaire général de l'Élysée et du général Lionel Lavergne, le chef du groupe de sécurité de la présidence.

Soupçons de faux témoignage

Ils sont tous mis en cause dans le rapport accablant de la commission d'enquête du Sénat. Son président, le républicain Philippe Bas estime que les déclarations sous serment d'Alexandre Benalla et Vincent Crase sont "susceptibles de donner lieu à des poursuites pour faux témoignage."

Plus prudent pour le cas des trois haut responsables de la présidence, cette saisine de la justice vise à vérifier "un certain nombre d'omissions, d'incohérences et de contradictions", explique-t-il. Ils auraient "retenu une part significative de la vérité.

Il ne fait aucun doute pour Monsieur Crase ou Monsieur Benalla, le parjure est établi. La question se pose sur les trois autres, sur la façon dont ils se sont exprimés, les choses qui n'ont pas été dites, les contradictions avec la réalité, et c'est sur ce point que le procureur va devoir qualifier les choses. - François-Noël Buffet, membre du Bureau du Sénat

Le délit de faux témoignage est passible de 5 ans de prison et 75.000 euros d'amende.

"Un tribunal politique" pour le gouvernement

Cette nouvelle n'est pas du goût du gouvernement. Son porte-parole, Benjamin Griveaux fustige un acte "politiquement bas et moralement très grave" évoquant un "tribunal politique." 

Pour protester contre cette décision, le Premier ministre Edouard Philippe a décidé de ne pas aller aux questions au gouvernement au Sénat.  Même logique pour le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand qui boycotte un déplacement vendredi à Lille avec Gérard Larcher, le président du Sénat. 

"Je ne suis en guerre contre personne. Pas contre l'Élysée et personne d'autre" a assuré le sénateur républicain. "Le sujet est d'une autre nature. C'est simplement l'application du droit, rien que le droit, tout le droit."

"Vive un parlement libre et indépendant"

La porte parole de La République en Marche, la députée Aurore Bergé dénonce une décision au profit d'un "procès politique." Des mots également utilisé par Stéphane Guerini, le délégué général du parti présidentiel.

Le président du groupe centriste au Sénat, Hervé Marseille estime que la chambre haute est allée "un peu trop loin" en transmettant également à la justice les cas de "responsables au plus haut niveau de l'État."

"La justice tranchera. Vive un parlement libre et indépendant", tweete de son côté la sénatrice Europe Ecologie Les Verts, Esther Benbassa.

Le résumé de l'affaire

Télescopage de l’actualité, Alexandre Benalla a écopé ce mercredi de nouvelles mises en examen, notamment pour son selfie avec une arme. 

  - Visactu
© Visactu -
Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu