Faits divers – Justice

Les propriétaires du Signal réclament de nouveau des comptes devant la justice

Par Clément Carpentier, France Bleu Gironde mardi 12 janvier 2016 à 7:22

Le Signal rattrapé par l'érosion à Soulac-sur-Mer
Le Signal rattrapé par l'érosion à Soulac-sur-Mer - Maxppp

Les propriétaires de l'immeuble à l'abandon à Soulac-sur-Mer sont de retour devant la cour administratif d'appel de Bordeaux. Ils espèrent de meilleurs indemnisations après leurs expropriations.

Le combat continue pour les propriétaires de cet immeuble et les autorités. Un nouvel épisode de la saga va se jouer ce mardi après-midi presque 2 ans jour pour jour après le départ des derniers propriétaires suite à un arrêté de péril. 

Un long combat 

Depuis, les 75 propriétaires ont attaqué en justice la mairie, la communauté des communes et l'Etat pour leur refus d'effectuer les travaux de protection de l'immeuble, fortement rattrapé par l'érosion ces dernières années. En première instance, en septembre 2014, les propriétaires avaient été déboutés de toutes leurs demandes.

Cette fois-ci, ils espèrent être entendus. C'est en tout cas leur espoir, un petit espoir diront certains tant ils n'y croient plus vraiment. Pour eux, le dossier n'a malheureusement pas beaucoup évolué depuis la première audience. Ce mardi, alors que l'on va rejuger l'affaire en appel, le nouveau rapport sur la situation de l'immeuble ne sera pas prêt. Une "aberration du système judiciaire" pour les propriétaires.

Loi Barnier, la clef du dossier  

Aujourd'hui, le problème reste le même. Ils veulent bénéficier de la loi Barnier et toucher les indemnités prévues par celle-ci. Mais pour l'instant on leur refuse car l'érosion serait sableuse et non rocheuse comme le prévoit la loi. Du coup, l'Etat propose une indemnisation à hauteur de 20 000 euros par appartement. Un chiffre qui pourrait être multiplié par six ou sept et atteindre les 150 000 par logement si les propriétaires touchent le fond Barnier. Tout l'enjeu est donc là.

Une chose est sûre deux ans après les dernières expropriations. L'immeuble est à l'abandon et menace de s'écrouler sur la plage. Et ce ne sont pas la dernières heures de tempête qui vont arranger la situation du Signal.  

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