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Le succès des menus de fêtes à emporter dans les restaurants sarthois

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Par , France Bleu Maine

Au Mans, mais aussi un peu partout en Sarthe, des restaurateurs poursuivent leurs efforts sur la vente à emporter en proposant des menus spéciaux pour les fêtes de fin d'année. Une démarche qui a très bien fonctionné à Noël pour les familles. Et qui semble appréciée pour un Nouvel an plus intime.

Richard Davret dans sa cuisine, au Bar des Halles
Richard Davret dans sa cuisine, au Bar des Halles © Radio France - Ruddy Guilmin

Verrines de rillettes de saumon, crèmes brûlées au foie gras, couteaux persillés... Dans les cuisines des restaurants sarthois toujours fermés en raison de la crise, on s'active beaucoup en cette semaine de réveillon de la Saint-Sylvestre. Au Mans, mais aussi à La Flèche, au Lude, à Soulitré et un peu partout dans le département, les chefs s'organisent pour proposer à leurs clients des menus festifs à emporter. Et ça marche fort, bien au delà de leurs espérances.

"D'habitude à Noël, nous sommes fermés", explique Roberton Biton, le gérant du Bistrot des Gourmets,  rue Barbier au Mans. "Là, on a fait 50 couverts donc pour l'avenir, c'est une idée à conserver." Pour le Nouvel an, le restaurant s'apprête de nouveau à fournir 60 à 70 menus. "On jongle un peu, on refuse quelques commandes car on ne peut pas fournir davantage en travaillant seulement à deux avec le chef. Comme on a le chômage partiel, si on faisait 200 couverts, ça vaudrait le coup de faire revenir du monde pour travailler. Mais là, pour quelques dizaines de couverts, ça ne vaut pas le coup. L'idée c'est de survivre jusqu'à ce qu'on puisse rouvrir."

Des menus du Nouvel an pour deux personnes en majorité

Quelques mètres plus loin, au bar des Halles, rue Hippolyte Lecornué, ces menus à emporter ont également beaucoup de succès. "C'était la première fois que je faisais ça à Noël, ça a été exceptionnel", confirme le patron Richard Davret, ravi d'avoir réalisé "cinq jours de chiffre d'affaires en un seul !" Ancien cuisinier-traiteur, le chef retrouve ses réflexes d'avant pour préparer là aussi des dizaines de menus : "En cuisine, c'est la même chose que lorsque je sers au restaurant, par contre c'est plus de travail car là, il faut mettre en barquettes, mettre sous vide, c'est beaucoup d'emballage et de manutention."

Sans ses deux salariés toujours au chômage partiel, il travaille d'arrache-pied pour ce réveillon de la Saint-Sylvestre qui s'annonce un peu différent de celui de Noël : "J'ai autant de commandes, mais là où à Noël j'ai fait des menus pour six ou sept personnes, pour le 31 il y a beaucoup de tables de deux. On sent que les gens vont rester en très petits comités. J'ai même des commandes pour une seule personne." Une tendance confirmée par la plupart des restaurateurs contactés.

De quoi tout de même bien finir l'année, même si le chiffre d'affaires sera forcément moindre par rapport à un réveillon normal au restaurant, nuance Richard Davret : "Il n'y a pas d'additionnel, c'est-à-dire pas d'apéritif, pas de petit pichet de vin, de café, etc. Donc on est sur environ 40 % d'un chiffre d'affaire normal." Bref, de quoi se maintenir à flot pour des restaurateurs toujours confinés, qui attendent avec impatience des jours meilleurs.

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