Faits divers – Justice

Le surveillant de collège soupçonné de pédophilie reconnaît les faits

France Bleu Nord jeudi 23 avril 2015 à 18:45

college illustration classe
college illustration classe © MaxPPP

L'ancien surveillant du collège de Leforest, près d'Hénin-Beaumont dans le Pas-de-Calais, soupçonné de viols et d'agressions sexuelles devait être mis en examen ce jeudi. Pendant toute l'année dernière et jusqu'à ce que son comportement soit signalé par une mère d'élève, en janvier, il aurait agressé neuf élèves du collège.

L'ancien surveillant du collège de Leforest près d'Hénin Beaumont dans le Pas-de-Calais, a été présenté à un juge d'instruction de Béthune ce jeudi en fin de matinée. Il devait être mis en examen pour agressions sexuelles et viols par personne ayant autorité , mais également pour corruption de mineures. Durant toute l'année dernière et jusqu'à la fin du mois de janvier , il aurait agressé neuf élèves du collège .

Des relations équivoques par internet, mais aussi des contacts directs : il encourt 20 ans de réclusion criminelle. C'est la mère de l'une des collégiennes qui avait alerté la principale du collège en janvier et celle-ci avait aussitôt alerté le parquet de Béthune.

Il demandait aux ados de se dénuder au cours de chats sur internet

Depuis son arrestation, le jeune assistant d'éducation n'a contesté aucun des faits qui lui sont reprochés : les chats sur internet au cours desquels il demandait aux adolescentes de se dénuder, les rencontres avec certaines, et les caresses qu'il leur a prodiguées.

Il a même reconnu les relations plus poussées qu'il a entretenues avec deux d'entre elles âgées de 15 ans, sans qu'il y ait eu vraiment de rapports sexuels complets mais qui, aux yeux de la justice, constituent bel et bien des viols.

Alors il prétend qu'il ne les a contraintes à rien, et pourquoi pas qu'elles étaient consentantes, une défense que Philippe Peyroux, le procureur de Béthune balaie d'un revers de manche. L’enquête a également amené les policiers vers ses activités extra scolaires, et notamment au club de tennis où il était assistant moniteur, mais n'a pas permis de mettre en évidence d'autres victimes.