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Le syndicat Alternative Police-CFDT tacle le maire de Tours avant de retirer son tract

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Par , France Bleu Touraine

Le syndicat Alternative Police-CFDT a publié un tract dénonçant avec véhémence la présence du maire de Tours, Emmanuel Denis, dans la manifestation de samedi contre la loi "sécurité globale". Le syndicat a ensuite retiré l'affiche.

La préfecture a décompté 3 800 manifestants dans le centre-ville de Tours.
La préfecture a décompté 3 800 manifestants dans le centre-ville de Tours. © Radio France - Simon Soubieux

"Honte à vous !!!" Voilà ce qu'on pouvait lire sur le tract diffusé dimanche par le syndicat Alternative Police-CFDT, au lendemain de la manifestation contre la loi "sécurité globale" qui a rassemblé - dans le calme - environ 4.000 personnes. Dans le viseur du syndicat, le maire de Tours Emmanuel Denis. Le bureau zonal du syndicat jugeait "particulièrement affligeant et honteux" la présence de l'élu "dans cette manifestation où l'on pouvait entendre et reprendre en chœur "tout le monde déteste la police" ". 

Tract retiré

Contacté ce lundi, Emmanuel Denis s'est dit "extrêmement choqué" par ce communiqué. "Être maire, ce n'est pas renoncer à ce que l'on croit juste. J'ai voulu exprimer mon désaccord vis-à-vis de cette loi qui ne fait pas du tout l'unanimité puisque même dans les rangs de la majorité ça suscite des remous. Ce n'était pas une manif anti-police, je suis choqué qu'on utilise cet argument pour étouffer un débat démocratique sain et nécessaire."

On attend plutôt un soutien pour obtenir des effectifs

Le syndicat a fait machine arrière quelques heures après, en retirant son tract. Son représentant en région Centre tempère : "On ne voulait surtout pas s'attaquer au droit de manifester, chacun fait ce qu'il veut mais voilà... on attend plutôt du premier édile de la ville un soutien que de participer à ce genre de manifestation où on entend ce genre de slogans, où on appelle parfois à des choses beaucoup plus graves", explique Yannick Leroux. "On a trouvé que c'était malvenu. On sait bien que le maire n'a pas beaucoup de leviers sur la police nationale de sa commune, mais on sait qu'il a pris sa fonction récemment... on espère son soutien entier pour obtenir des effectifs, car à Tours on n'est pas loin de l'agonie. On préférerait un soutien dans ce sens là." 

Les syndicats dénoncent en effet depuis plusieurs mois les conditions de travail et le manque d'effectifs à Tours. Une nouvelle directrice a été nommée il y a quelques semaines pour apaiser la situation.

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