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Faits divers – Justice

Le syndicat autonome de la police municipale veut un geste fort du gouvernement après le drame de Rodez

vendredi 28 septembre 2018 à 14:04 Par Olivier Lebrun, France Bleu Occitanie et France Bleu

Au lendemain du meurtre du chef de la police municipale de Rodez, le secrétaire général du syndicat autonome de la police municipale réclame des mesures à Gérard Colomb pour faire face à la montée de la violence ordinaire.

Une patrouille de la police municipale à Toulouse
Une patrouille de la police municipale à Toulouse © Radio France - Olivier Lebrun

Rodez, France

Après la mort  de Pascal Filoé, le chef de la police municipale de Rodez tué de neuf coups de couteau Jeudi 27 Septembre dans la rue par un marginal parce ce que son chien lui avait été confisqué, Jean-Michel Weiss le secrétaire national du syndicat Fédération Autonome de la Fonction Publique Territoriale en charge de la police municipale demande au gouvernement des mesures pour protéger les forces de l’ordre, cibles d’une violence de plus en plus « incontrôlée ». Il rencontre le ministre de l’intérieur Gérard Colomb le 15 Octobre prochain.

Réécoutez l'interview de Jean-Michel Weiss, secrétaire national de la Fédération autonome de la police municipale

France Bleu Occitanie : Pour vous c'est l'institution police, dans le sens large du terme qui a été attaquée hier à Rodez ? Ou c'est une affaire purement personnelle?

Jean-Michel Weiss : « Non, ça ne peut pas être une affaire personnelle puisque cet individu s’en prend à un directeur des services adjoint en charge de la police municipale, il avait particulièrement identifié celui qui avait suivi le dossier pour le classement de son chien classé dangereux qui lui avait été retiré. Le parquet a d’ailleurs ouvert une enquête pour homicide volontaire. On est vraiment sur une atteinte à un fonctionnaire qui a réalisé son travail et qui a malheureusement perdu la vie. Aujourd’hui, l’heure pour nous n’est pas à la polémique mais bel et bien au recueillement, c’était un fonctionnaire méritant, père de trois enfants, et toute la région, toute la profession est endeuillée par ce drame.

Vous avez pu parler à vos collègues policiers municipaux à Rodez ?

Ils sont choqués par la mort de leur directeur. Rodez n’est pas une grande ville, tout le monde se connait. Rodez, c’est loin d’être Marseille. Toute la population, toute la mairie, le service de la police municipale est attristé et ne comprend toujours pas ce qui a pu se passer dans la tête de cet individu qui sur un simple prétexte, une infraction sur un chien dangereux en arrive sur cet acte irréversible. On attend maintenant beaucoup de la suite, une sanction exemplaire. On ne peut pas perdre la vie pour des subtilités aussi banales. On est aujourd’hui sur des actes qu’on ne s’explique pas.

Cela dénote quoi ?

Ça dénote une augmentation de la violence, aujourd’hui les gens sont capables de tuer pour tout et n’importe quoi. Cela dénote aussi la dangerosité du métier de policier, les gendarmes et les policiers municipaux, auquel j’associe les gardes champêtres, les agents de surveillance de la voie publique. Aujourd’hui en tenue, on représente l’autorité, on est aussi des cibles, on peut malheureusement perdre la vie. Ce collègue travaillait en civil, c’était un administratif. C’est pire, cela dénote une déviance de la société, c’est clair, et on ne peut pas s’en satisfaire.

En Occitanie, vous constatez une hausse des agressions sur les forces de l’ordre ?

Oui, on constate une augmentation des violences à l’encontre des policiers municipaux et des membres des forces de l’ordre. La plupart du temps, les individus sont sous l’emprise des stupéfiants ou de l’alcool, mais on a également des gens qui de peur de perdre leur permis de conduire sont capables de faire tout ou n’importe quoi. Il n’est pas rare de voir des jeunes de 14 ans qui sont capables de s’attaquer à une personne âgée pour lui soutirer de l’argent au distributeur, de s’attaquer à une vieille dame pour ses bijoux. On est aujourd’hui dans une escalade de la violence qu’il va falloir un jour maîtriser. On a besoin nous forces de l’ordre d’être soutenus, on est soutenu par la population. On a besoin aujourd’hui de mesures fortes de la part du gouvernement.

Vous devez rencontrer le ministre de l’intérieur, qu’allez-vous lui dire ?

J’ai effectivement la chance de rencontrer Gérard Collomb le 15 Octobre, nous allons attirer l’attention du ministre sur des mesures simples, doter les polices municipales de moyens adaptés à la dangerosité de notre métier. 

La PSQ, la police de sécurité du quotidien, ça peut être une solution ?

Oui, cela peut être une solution, il faut qu’elle se concrétise par des actes, par des moyens. La population attend beaucoup de cette police de sécurité du quotidien, nous attendons maintenant qu’elle soit mise en œuvre, surtout en protégeant les agents qui vont composer cette Police de Sécurité du Quotidien.