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Le syndicat Sud ASF Brive dépose deux plaintes après la révélation de fichage des salariés de Vinci Autoroutes

Ces deux plaintes s'ajoutent à celles du délégué syndical lui-même, Serge Perrier. Toutes les quatre sur le même motif : fichage illégal des salariés, et refus d'en diffuser le contenu auxdits salariés. La copie du fichier, reçu par une source anonyme, a été remise aux gendarmes de Pontgibaud.

Le direction régionale de Vinci autoroutes centre Auvergne à Ussac, tout près de Brive, regroupe plusieurs départements dont le Puy de Dôme, la Dordogne ou encore le Lot
Le direction régionale de Vinci autoroutes centre Auvergne à Ussac, tout près de Brive, regroupe plusieurs départements dont le Puy de Dôme, la Dordogne ou encore le Lot © Radio France - Philippe Graziani

Le 6 février dernier, Mediapart révélait l'existence de cette fiche, dans laquelle des salariés avaient tous le droit à des commentaires peu amènes, et sans lien avec leur travail : "mauvais état d'esprit", "malade depuis trois mois", "ne supporte pas les insultes, va craquer", "poil dans la main", "désagréable"... Cela concerne 184 salariés de la direction Centre Auvergne de Vinci Autoroutes (qui regroupe plusieurs départements dont le Puy de Dôme, la Dordogne ou encore le Lot). 

Serge Perrier et l'avocat du syndicat Sud ASF Brive, Jean-Louis Borie.
Serge Perrier et l'avocat du syndicat Sud ASF Brive, Jean-Louis Borie. © Radio France - Léo Corcos

Ce fichier serait, selon la direction, le fait d'une seule et unique personne, travaillant aux ressources humaines de Vinci Autoroutes, et actuellement sous le coup d'une procédure disciplinaire. Une affirmation réfutée par Sud ASF Brive, _"il est impossible qu'une seule et unique personne ait pu connaître l'intimité de 184 salariés, alors qu'elle n'était en poste que depuis 24h dans l'entreprise_. Et la responsable des ressources humaines de la direction Centre Auvergne, en poste à la date du fichier, a refusé de répondre aux sollicitations de Mediapart"

Le fichier remis aux gendarmes de Pontgibaud

Cette fiche, la direction avait d'abord assuré avoir détruit le fichier, puis a refusé de le confirmer. Il y a quelques jours, Serge Perrier, le délégué syndical régional de Sud ASF Brive, a reçu ce fichier d'une source anonyme. Il va désormais le diffuser "à chaque salarié qui en fera la demande. La direction refuse de le faire", indique-t-il.

"C'est un dialogue de sourds. Ils se prennent eux-mêmes les pieds dans le tapis : un jour ils ont détruit le fichier, le lendemain c'est le directeur régional qui l'a, le surlendemain ce ne serait que des copies qui ont été détruites... on ne sait rien." - Serge Perrier, délégué syndical Sud ASF Brive

Serge Perrier a aussi décidé, au moment du dépôt de plainte, de transmettre ce document aux gendarmes de Pontgibaud. "On espère que les choses iront vite, qu'une enquête se mettra en place rapidement, sous la supervision du parquet", explique Jean-Louis Borie, l'avocat de Sud ASF Brive.

"Les faits sont flagrants, le fichier existe, il reste à déterminer qui l'a mis en place. Ca ne peut pas être le fait d'une seule personne : les renseignements sont si précis qu'il en remonte de la hiérarchie intermédiaire, qui l'aurait ensuite transmise à la DRH ou à la personne qui a mise en place ce fichier. Il y a une chaîne de commandement qui est mise en cause, et on ne voudrait pas qu'il y ait un fusible trouvé par Vinci." - Jean-Louis Borie, avocat de SUD ASF Brive

Pour l'instant, seules quatre plaintes ont été déposées : deux au nom du syndicat, et deux au nom de Serge Perrier, toutes pour les motifs suivants : la première pour traitement de données à caractère personnel sans autorisation ; et la seconde pour refus de délivrance de copie de données à caractère personnel à la personne concernée par un traitement automatique. Mais du côté de Sud ASF Brive et de son avocat Jean-Louis Borie, "puisqu'on a indiqué que le contenu du fichier serait à disposition des salariés, on espère que d'autres salariés vont s'en saisir et entreprendre la même démarche judiciaire. Et si l'enquête n'aboutit pas rapidement, on a d'autres voies procédurales."

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