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Faits divers - Justice

Le témoignage de Sandra Germani au procès Chossat : "On ne veut pas qu'il soit mort, mais condamné"

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Par , , France Bleu RCFM

La parole a été donnée à la famille de la victime aujourd'hui devant la cour d'assises d'Aix-en-Provence. La compagne et la sœur de Richard Casanova ont décrit "un très bon père, très bon mari, très bon frère".

Troisième jour du procès Chossat
Troisième jour du procès Chossat © Maxppp -

Corse, France

Après le portrait du bandit brossé hier par le directeur de l'enquête, la famille de la victime a ce mercredi défendu l'homme. 

Tout d'abord, Sandra Germani, la sœur de Jean-Luc Germani, veuve de Richard Casanova. Quand le président lui demande l'âge de ses enfants à la mort de leur père, elle pleure. Dimitri et Sacha avaient 13 et 3 ans et demi à l’époque.  Sandra Germani, pantalon noir, gilet en laine bordeaux sur pull col roulé blanc, est une belle femme, la cinquantaine élégante. Elle enchaîne, "c'était un très bon père, très bon mari, très bon frère, qui, pour nous protéger, nous tenait à l’écart de ce qu’il faisait ».

L’amitié entre mon mari et Francis Mariani ne s’est jamais démentie

Avait-elle remarqué des signes avant coureurs de ce qui adviendra, l'interroge Jean-Luc Tournier : « Non aucun, pendant sa cavale il craignait la police, mais après non, il n’avait pas peur. S’il s’était senti en danger, il n'aurait pas pris la voiture avec ses enfants ou avec moi (...) Je pense qu’on a fait des promesses à M. Chossat. On ne veut pas qu’il soit mort, on veut qu’il soit condamné, c'est ce que j’attends de ce procès, contrairement à ce que dit M. Chossat ». Elle assure ensuite que « l’amitié entre (mon) mari et Francis Mariani ne s’est jamais démentie ». Francis Mariani a-t-il pu tuer Richard Casanova ? « Je ne sais pas, M. Chossat a semé le trouble », répond Sandra Germani.

On a toujours le sentiment que Chossat est la victime et nous les coupables. Mais c’est lui qui a laissé son ADN, c’est lui qui était sur les lieux

Vient ensuite à la barre Nicole Casanova, la sœur de la victime. « On a eu un vie atypique pendant sa cavale, pendant 15 ans, on vivait entre parenthèses (...) 48h avant sa mort on a tous mangé ensemble, en terrasse sur le port de Bastia, il était complètement normal ».  Elle s'adresse à la cour, mais vise l'accusé :  « Il n’y a pas un mois depuis 8 ans, sans articles insultants, sans qu'on nous traîne dans la boue. Nous on est restés sur la réserve, on n’a pas dit un mot (...) Mon frère est une victime,  quand on va le voir on est devant une pierre tombale. On a toujours le sentiment que Chossat est la victime et nous les coupables. Mais c’est lui qui a laissé son ADN, c’est lui qui était sur les lieux (...) Jamais un mot de sa part. Pas un mot de regret, que des insultes, des injures. Depuis le début, il dit "le clan Germani-Casanova veut me tuer. Il dit qu’Aix nous appartient, j’aimerais bien ».

Claude Chossat a pris ensuite la parole suite à la demande de Jean-Luc Tournier, le président de la cour.

« Je ne suis pas un monstre, j’ai de la douleur pour eux. Je comprends les enfants qui ont grandi sans père, la femme qui a perdu son mari. Je respecte les parents. J’ai de la peine, je comprends qu’elle puisse avoir de la rancœur contre moi ».

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