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Le tireur de Metz Nord condamné à 30 ans de prison

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Jean-Ludovic Gbetie a été condamné ce vendredi par la cour d'assises de la Moselle à 30 ans de réclusion criminelle assortie d'une peine de sûreté de 20 ans pour avoir tué avec un revolver une jeune voisine et blessé gravement trois autres habitants du quartier de Metz Nord en mai 2015.

Jean-Ludovic Gbetie dans le box des accusés aux assises de la Moselle
Jean-Ludovic Gbetie dans le box des accusés aux assises de la Moselle © Maxppp - Gilles Wirtz

Le tireur de Metz Nord, Jean-Ludovic Gbetie, a été condamné ce vendredi soir à 30 ans de réclusion criminelle assortie d'une peine de sûreté de 20 ans. A l'issu d'un délibéré de 5 heures, et après 3 jours de procès, la cour d'assises de la Moselle l'a jugé coupable de meurtre et tentative de meurtre. En mai 2015, cet habitant du quartier de Metz Nord, âgé aujourd'hui de 52 ans, avait tué de plusieurs balles une jeune voisine de 22 ans, Céline, et gravement blessé son frère, Anthony, et 2 autres hommes, l'ami de Céline, Florian, touché de 2 balles dans le dos et un passant, atteint au niveau du ventre. Il avait également menacé un autre habitant du quartier avant les policiers ne l'interpellent. Anthony est aujourd'hui handicapé à vie. 

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Une partie des victimes et familles de victimes avec leurs avocats © Maxppp - Gilles Wirtz

La perpétuité requise

L'avocate générale, Brigitte Harmand-Colette, pour qui Jean-Ludovic Gbetie "n'avait pas de circonstances atténuantes", avait requis la perpétuité (avec peine de sûreté de 22 ans). Le verdict n'a que partiellement soulagé les familles de victimes car tout au long du procès, Jean Ludovic Gbetie n'a pratiquement pas montré de regret, et n'a pas donné d'explication à ce déchaînement inouïe de violence. Cet homme qui était sous l'emprise de l'alcool et de médicaments au moment des faits, assure ne se souvenir de rien ou presque. Pourtant, après avoir été rejeté d'un groupe de jeunes qui buvaient quelques bières au pied des immeubles, il est revenu avec son revolver et a tiré à bout portant sur ses victimes. 

Patricia Lavialle et sa fille Céline

Une amnésie qui révolte les parties civiles

"Tout le quartier a en mémoire ce qui s'est passé sauf lui", dénonce une avocate, Me Ferrari-Blosch, révoltée comme toutes les parties civiles par cette amnésie.  "C'est une stratégie de défense, vous êtes un menteur", lui lance Me Terzic. "Regardez-nous, regardez les victimes", lui demande Me  Dominique Rondu, quand l'accusé regarde toujours par terre. "Vous paraissez sans émotion", constate la Présidente de la cour d'assises, Anne Cazals. "C'est ma nature, j'ai une carapace", répond Jean-Ludovic Gbetie froidement. 

Anthony et Céline enfants à Noël

L'altération du discernement non retenue par les jurés

Son avocate, Me Alexia Dillenschneider, avance quand même que son mélange d'alcool et de médicaments a pu provoquer des trous de mémoire et "un état second", avec altération du discernement selon l'un des experts psychiatres. Mais les jurés n'ont pas retenu ce point. "Cela me soulage pour mes enfants mais moi je ne fais que survivre car quand je rentre Céline n'est plus là et Anthony est lourdement handicapé. J'ai le soutien de la famille, des amis, je n'ai pas le choix, il faut continuer mais on est anéanti, quelque part, on est mort aussi" témoigne Patricia Lavialle, la maman de Céline et Anthony à l'issue du verdict. 

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