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Le procès du trafic de stupéfiants de la galerie Wagner à Nîmes devant le tribunal correctionnel

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Par , France Bleu Gard Lozère

Un procès hors-norme s'est ouvert devant le tribunal correctionnel de Nîmes. Neuf personnes comparaissent pour un trafic de stupéfiants entre l'hiver 2018 et l'hiver 2019. Un trafic qui a suscité entre 5 à 9 millions d'euros de chiffre d'affaires. Il est prévu pour durer au moins cinq jours.

Un procès hors norme à Nîmes sous haute surveillance.
Un procès hors norme à Nîmes sous haute surveillance. © Radio France - Ludovic Labastrou

La suite ce mardi d'un procès hors norme au tribunal correctionnel de Nîmes, réuni exceptionnellement dans la salle des assises. Un dossier sous haute surveillance policière qui porte sur un trafic de drogue (cannabis et cocaïne) entre l'hiver 2018 et l'hiver 2019 dans le quartier de Pissevin. Ils sont neuf, âgés de de 20 à 42 ans, à répondre de ce trafic et d'association de malfaiteurs. Un dixième qui devait comparaître s'est abstenu, il est considéré comme étant en cavale.

230 transactions par jour, entre 5 à 9 millions d'euros de chiffre d'affaires

Ils sont neuf, tous détenus, à répondre d'une petite boutique qui tourne pas mal. Jusqu'à "230 transactions par jour près de la galerie Wagner, générant de 5 à 9 millions de chiffre d'affaires". Une petite boutique bien organisée, avec ses "chouffeurs", ses guetteurs, et ceux qui "charbonnent", qui revendent jusqu'à 20.000 euros par jour, et ceux qui approvisionnent. 

Des voyages en Espagne, de grosses cylindrées à vives allure qui livrent directement dans le parking P4 transformée "en supermarché de la défonce". La came livrée est entreposée dans un appartement au-dessus et quasi écoulée instantanément. On fait même mieux, via des jeteurs appointés 100 euros : on livre au moins deux fois par semaine la maison d’arrêt de Nîmes. 

A la barre, on minimise son rôle. L’enquête s'appuie sur "des écoutes téléphoniques, des saisies de SMS, la géolocalisation des voitures, des images de vidéoprotection". Tous disent ne pas se connaître, ou à peine ,et ne pas avoir connaissance que la galerie Wagner était un lieu de deal.

Un des prévenus a choisi de ne pas se présenter à la barre

Âgé d'une trentaine d'années, l'homme se trouvait déjà au Maghreb lors des interpellations des auteurs supposés du trafic en mars 2019. Il n'est pas rentré depuis. Son avocat, maître Guillaume Martine, estime "que rien ne démontre dans la procédure son implication". Même si "cela ne plaide pas en sa faveur, nous porterons sa voix et plaideront la relaxe".

Guillaume Martine, un des avocats des prévenus.

Il ne faut pas que le climat de violence actuel à Pissevin influe sur le procès

Pour maître Khadija Aoudia, avocate d'une des neuf prévenus, ce procès n'a rien d'exceptionnel. "Un trafic de stupéfiants comme il en existe des centaines" qui s'est achevé en mars 2019. En revanche, il faut, selon elle, "se garder de juger les neuf hommes tous détenus à l'aune du climat de violence qu'on connaît dans ce quartier et encore récemment".

Khadija Aoudia, avocate d'un des prévenus.

Un procès sous haute surveillance policière et de l'administration pénitenciaire.
Un procès sous haute surveillance policière et de l'administration pénitenciaire. © Radio France - Ludovic Labastrou
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