Le traitement médical de Tariq Ramadan compatible avec la prison d'après les médecins
Tariq Ramadan souffre bien d'une sclérose en plaques mais son traitement médical est compatible avec la détention selon une nouvelle expertise judiciaire rendue ce mercredi. L'islamologue est mis en examen pour viols.

L'intellectuel musulman Tariq Ramadan, écroué depuis février pour des accusations de viols, souffre d'une sclérose en plaques mais son traitement médical "n'est pas incompatible avec la détention" selon une expertise judiciaire rendue mercredi.
Atteint d'une sclérose en plaques depuis 2006
D'après l'AFP, les médecins ont conclu que le théologien suisse de 55 ans, qui avait invoqué sans succès son état de santé pour être libéré, "souffre d'une sclérose en plaques depuis 2006, diagnostic considéré comme certain". Les experts "insistent sur le fait que Tariq Ramadan, s'il restait en détention, devra continuer à bénéficier de l'accès aux soins", notamment de ses quatre séances de kinésithérapie hebdomadaire.
Le rapport précise également que le diagnostic de la sclérose en plaques a été confirmé à Paris "en mars 2018 à l'hôpital de la Salpêtrière par deux neurologues d'une compétence reconnue". Selon eux, en revanche, aucun argument "ne permet de retenir le diagnostic de neuropathie périphérique des membres inférieurs".
Tariq Ramadan est incarcéré en France depuis sa mise en examen pour viols, en février, dans l’enquête ouverte à la suite des plaintes de deux femmes à la fin du mois d’octobre. Une troisième femme a porté plainte début mars, expliquant avoir subi de multiples viols entre 2013 et 2014. Une plainte a également été déposée en Suisse et une enquête est toujours en cours aux Etats-Unis. Tariq Ramadan conteste ces accusations.