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Le trésorier du micro-parti de Marine Le Pen mis en examen pour "escroqueries"

Par Julie Guesdon, France Bleu vendredi 20 mars 2015 à 17:19

Marine Le Pen, présidente du Front national
Marine Le Pen, présidente du Front national © MaxPPP

Le trésorier du micro-parti Jeanne, un mouvement satellite du FN, a été mis en examen cette semaine. Axel Loustau, qui est un proche de Marine le Pen, est soupçonné d'avoir mis en place un système permettant l'enrichissement illicite d'un prestataire des campagnes du FN pendant plusieurs campagnes électorales.

Les responsables de Jeanne ont-ils mis en place un système d' "enrichissement illicite" ? Le trésorier du micro-parti proche du FN Axel Loustau, a été mis en examen cette semaine pour escroqueries dans l'enquête sur le financement de plusieurs campagnes électorales du parti d'extrême droite.

Les juges financiers vont chercher à déterminer si des responsables de Jeanne et la société prestataire des campagnes du FN, Riwal, ont profité des campagnes électorales de la présidentielle et des législatives 2012 pour détourner de l'argent public à des fins personnelles.

Le trésorier de Jeanne ancien actionnaire d'une société de prestations de campagne

Le 23 janvier dernier, l'ancien leader du syndicat étudiant d'extrême droite GUD et patron de Riwal, Frédéric Chatillon a lui aussi été placé en examen pour "escroqueries" lors des législatives et de la présidentielle de 2012, "faux et usage de faux" , "abus de biens sociaux" et "blanchiment d'abus de biens sociaux" . Selon des sources proches de l'enquête, Axel Loustau est mis en examen pour escroqueries durant les législatives de 2012.

Jeanne, le "micro-parti" de Marine Le Pen, a eu un rôle de premier plan dans plusieurs campagnes du FN depuis 2011, notamment les cantonales et les législatives. Lors de ces élections, Jeanne fournissait les candidats en kits de campagne fabriqués par Riwal (environ 16.000 euros par kit) et octroyait des prêts à 6/7% de taux d'intérêt aux candidats FN pour faire campagne. Or, les enquêteurs ont mis la main sur des documents attestant que son trésorier aurait également été, jusqu'en octobre 2013, l'un des actionnaires de Riwal.

Les enquêteurs veulent vérifier l'hypothèse d'une surfacturation au préjudice final de l'État, qui rembourse les frais de campagne. Un acte démenti par Axel Loustau, qui affirme qu'il n'y a eu aucune "surfacturation" ou "vente forcée" .

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