Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers - Justice
Dossier : Mouvement des gilets jaunes

Le dossier de l’incendie du rond-point Necker devant le tribunal correctionnel de Saint-Étienne

-
Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Dans la nuit du 5 au 6 janvier 2019, un groupe de quatre ex-"gilets jaunes" était venu incendier le campement installé sur ce rond-point tout près du parc de Méons à Saint-Étienne.

Le Palais de Justice de Saint Étienne
Le Palais de Justice de Saint Étienne © Radio France - Yves Renaud

Saint-Étienne, France

Le ton était monté début janvier 2019 entre les "gilets jaunes" gardiens du campement et leurs agresseurs, "gilets jaunes" également. Dans l’incendie, une moto avait été brûlée. Normalement, ils auraient dû être cinq à la barre mardi pour répondre de cet incendie du rond-point et de ses conséquences. Mais à l’audience, il n’y avait que deux prévenus à la barre.

Les trois incendiaires présumés absents de l'audience

Le premier, Stéphane Mottin, 55 ans, dit "Pirate", est une figure bien connue des "gilets jaunes" stéphanois. Avec son couvre-chef rouge de pirate, il était de toutes les manifestations et ce camp du rond-point Necker avec chauffage, dortoir, télé grand écran et frigidaire, c’était un peu son bébé. 

Alors ce soir-là, il tente de s’interposer quand quatre des anciens "gilets jaunes" du camp, récemment exclus, arrivent pour arroser d’essence la cabane et y mettre le feu. Selon son témoignage, il est même arrosé lui-même d’essence au cours de l’altercation et face dit-il, à des gens hystériques et alcoolisés, il montre son couteau pour se défendre, il comparaît pour cette menace et aussi pour ne pas avoir sauvé une moto des flammes.

Dans le civil, "Pirate" est chercheur au CNRS et travaille notamment sur des questions de sécurité et de défense. Après les incidents, il a déjà été suspendu et si il est condamné par le TGI, il peut dire adieu à son poste de chercheur alors qu’il est en instance de mutation sur Marseille.

Stéphane Mottin avant le début de l'audience hier  - Radio France
Stéphane Mottin avant le début de l'audience hier © Radio France - Yves Renaud

L’autre prévenue présente à l'audience est une jeune fille de 19 ans tombée amoureuse d’un des "gilets jaunes" et qui va le suivre par amour dans sa cavale incendiaire du soir. Les trois autres, "GrosMac", "PH" et "Océane", manquent en revanche à l'appel. Ce sont eux qui ont décidé de mettre le feu a la cabane dont ils ont été exclus quelques jours plus tôt. "Par vengeance", dira Maître Charlotte Dupuy, l’avocate de "Pirate", après une soirée largement arrosée au whisky. 

Décision attendue le 12 décembre

Océane, était, selon les témoignages, peut-être la plus enragée du groupe, elle affolait paraît-il tout le campement. Les deux avocates de "Pirate" et de la jeune fille vont expliquer que les deux qui sont à la barre ne sont sans doute pas les plus impliqués et demandent au tribunal de ne pas se tromper de cible. C’est effectivement toute l’ambiguïté de cette audience de mardi où manquaient des pièces essentielles dans le puzzle.

À cause de l'absence des incendiaires présumés, le ministère public a requis une requalification criminelle des poursuites engagées. Si le parquet juge cette requalification opportune, les prévenus pourraient comparaître cette fois devant une cour d'assises, avec une peine qui pourrait aller jusqu'à 20 ans de réclusion criminelle. La procureure réclame six mois de prison avec sursis. Le tribunal rendra sa décision dans un mois, le 12 décembre.

Le camp du rond point Necker  avant qu'il soit incendié  - Radio France
Le camp du rond point Necker avant qu'il soit incendié © Radio France - Yves Renaud
Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu