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Faits divers - Justice

Le tribunal d'Evry renforce la lutte contre les violences conjugales

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Par , France Bleu Paris

La justice croule sous les dossiers de violences conjugales dans l'Essonne. A tel point que le tribunal lance ce lundi une audience bimensuelle dédiée à ces affaires. La procureure de la République, invitée de France Bleu Paris, espère réduire les délais de jugement pour mieux protéger les victimes.

Le tribunal d'Evry regroupera deux fois par mois les dossiers de violences conjugales.
Le tribunal d'Evry regroupera deux fois par mois les dossiers de violences conjugales. © AFP - Bertrand Guay

Évry, Essonne, France

Plusieurs maris ou conjoints violents seront jugés ce lundi par le tribunal correctionnel d'Evry (Essonne). Pour la première fois, une audience entière sera réservée à ces affaires qui encombrent la juridiction. A raison de deux audiences par mois, la procureure de la République Caroline Nisand espère traiter une centaine de dossiers par an et ainsi accélérer les procédures, dans l'intérêt des femmes victimes de violences.

Circuit court

"Ça va permettre de créer un circuit court pour réduire les délais d'audiencement dans un type d'affaires particulier. Les plus graves continueront de passer en comparution immédiate, le circuit "d'urgence absolue". Mais les affaires que nous visons sont celles dans lesquelles les conjoints violents comparaissent pour se voir appliquer un contrôle judiciaire qui consiste la plupart du temps à évincer le conjoint violent du domicile et à mettre en place une interdiction de contact avec la victime. Ces dossiers jusqu'à présent devaient passer devant le tribunal dans un délai de six mois, nous espérons que désormais elles passeront dans un délai de 1 à 2 mois pour permettre un jugement au fond plus rapide".

Caroline Nisand, ici à Saverne (Bas-Rhin) en 2014. - AFP
Caroline Nisand, ici à Saverne (Bas-Rhin) en 2014. © AFP - Patrick Hertzog

La justice plus sévère

A l'image de la société, qui a commencé à prendre conscience du fléau des féminicides ces derniers mois, l'institution judiciaire a durci sa réponse aux violences contre les femmes. Les magistrats ont durci les sanctions. La procureure d'Evry reconnaît d'ailleurs sur France Bleu Paris être aujourd'hui plus sévère dans ses réquisitions contre les hommes violents.

"C'est vrai qu'à cause de la visibilité du phénomène et surtout du nombre, je pense que nous sommes plus sévères que par le passé. Non seulement en terme de sanctions mais aussi en terme de poursuites. Entre 2016 et 2019, les poursuites ont augmenté de plus de 50%. Il y a certainement plus de plaintes mais ce sont surtout les poursuites qui sont plus systématiques."

Parallèlement, le tribunal d'Evry travaille à un partenariat avec les hôpitaux du département pour faciliter le signalement des femmes battues. Le prêt du téléphone grave danger va aussi être élargi : il sera proposé aux victimes dès l'ouverture d'une enquête.

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