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Peines de prison avec sursis pour deux jeunes filles coupables d'avoir torturé une chatte

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Hérault, France Bleu

Dans une affaire de maltraitance animale, la propriétaire d'une chatte et sa co-locataire ont été condamnées ce mardi à plusieurs mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Montpellier. En décembre 2019, Nala a été poignardée à plusieurs reprises. Des blessures fatales.

Deux jeunes filles d'une vingtaine d'années étaient jugées  : la propriétaire de l'animal et sa colocataire
Deux jeunes filles d'une vingtaine d'années étaient jugées : la propriétaire de l'animal et sa colocataire © Radio France - Salah Hamdaoui

Dans une affaire de maltraitance animale, le tribunal correctionnel de Montpellier a rendu son jugement ce mardi : Élodie est condamnée à huit mois de prison avec sursis et interdiction à vie de détenir un animal. Line a écopé de cinq mois avec sursis. Elles ont été reconnues coupables d'avoir torturé Nala, une chatte morte de ses blessures en décembre 2019 à Castelnau-le-Lez. Elle avait été retrouvée sous une une voiture, le corps lardé de plusieurs de plusieurs coups de couteau

C'est pas moi, c'est elle

Sa propriétaire, Élodie, et sa colocataire, Line, deux jeunes filles d'une vingtaine d'années, ont la même version des faits mais chacune renvoie la responsabilité sur l'autre. L'une d'entre elles a poursuivi la petite chatte dans la maison, couteau à la main. Elle l'a attrapée puis poignardée à plusieurs reprises. L'animal a ensuite été glissé dans un sac confié à un ami. C'est lui qui devait se charger d'attendre les pompiers que Line venait d'appeler, pendant que les deux amies allaient en boîte de nuit. Nala s'était alors échappée avant de réfugier sous la voiture où elle a été retrouvée morte.

Les choses avancent 

Plusieurs associations animalistes se sont portées parties civiles dans ce procès, dont la Fondation 30 millions d'amis. Son directeur général, Jean-François Legueulle, est satisfait que cette affaire ait été portée jusqu'au tribunal correctionnel et qu'elle n'ait pas été classée sans suite. "Il y a une vraie évolution depuis quelques années, note-t-il. La société est plus sensible à la maltraitance animale. Et ici, on voit qu'on a un procureur qui l'est aussi." Depuis 2015, la loi considère qu'un animal n'est plus un "bien meuble" mais un "être vivant doué de sensibilité".

"Il y a une intention perverse de faire souffrir l'animal. Ce n'est pas simplement un chat qu'on oublie sur un balcon ou à qui on ne donne pas à boire ou à manger." - Jean-François Legueulle

En revanche, il juge que les faits méritent des sanctions plus lourdes. "Il semble que cette chatte ait été poignardée et gazée avec une bombe insecticide, rappelle-t-il. Il y a une intention perverse de faire souffrir l'animal. Ce n'est pas simplement un chat qu'on oublie sur un balcon ou à qui on ne donne pas à boire ou à manger. Il faut que la peine soit dissuasive et exemplaire pour que des affaires comme celles-ci ne se reproduisent pas."

Le procureur de la République avait requis de la prison avec sursis : huit mois pour Elodie et cinq pour Line. Il a également demandé, pour toutes les deux, une interdiction à vie de détenir un animal. 

"Il faut que les peines soient dissuasives pour que des affaires comme ça ne se répètent pas" - Jean-François Legueulle, Directeur général de la Fondation 30 millions d'amis

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