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Faits divers – Justice

Le tueur de la gare de Perpignan entendu pour une affaire de meurtre dans la Somme

Condamné l’an dernier à la perpétuité par la cour d’assises des Pyrénées-Orientales, le tueur en série Jacques Rançon est en garde à vue pour être entendu sur une affaire de meurtre en 1986 dans la Somme.

Jacques Rançon en 2018, lors de son procès devant la cour d'assises des Pyrénées-Orientales
Jacques Rançon en 2018, lors de son procès devant la cour d'assises des Pyrénées-Orientales © Maxppp - Michel Clementz

Perpignan, France

Jacques Rançon n’en a pas encore fini avec les juges. Condamné l’an dernier à la réclusion criminelle à perpétuité, le tueur de la gare de Perpignan a été extrait de sa cellule de prison et placé en garde à vue ce mardi à la gendarmerie de Béziers. Selon les informations de France Bleu Picardie, il est interrogé sur une affaire de meurtre vieille de plus de 30 ans dans la Somme. À 10h30 ce mercredi, la garde à vue a été prolongée. 

Le 4 juillet 1986, le corps d’Isabelle Mesnage était retrouvé par un agriculteur sur un chemin de Cachy, prés de Villers-Bretonneux. La jeune femme de 20 ans, informaticienne à l’Hôpital d’Amiens, était portée disparue depuis cinq jours, alors qu’elle était partie faire une randonnée. Le corps porte des traces de coups et les vêtements sont déchirés. L’enquête ouverte par les gendarmes va explorer de nombreuses pistes pendant plusieurs années, sans résultat. Le dossier a fait l’objet d’un non-lieu le 26 février 1992.

Suite à l’intervention de la famille des victimes, une enquête a été diligentée par le parquet d’Amiens le 21 avril 2018. Cette enquête a abouti à une réouverture d’information judiciaire pour charges nouvelles le 1er octobre 2018 et a la saisine de deux magistrats instructeurs. Selon une source judiciaire, des vérifications, notamment "sur le mode opératoire" du tueur, ont confirmé les soupçons des enquêteurs envers Jacques Rançon et ont motivé son audition

Des éléments nouveaux ?

"Au cours de l’instruction sur les meurtres de la gare de Perpignan, Jacques Rançon a déjà été entendu à plusieurs reprises sur cette ancienne affaire", explique son avocat Xavier Capelet, qui n’a pas été sollicité par son client pour l’assister au cours de la garde à vue. "Jusqu’à présent, les enquêteurs n’ont jamais disposé du moindre élément matériel contre Jacques Rançon. Y a-t’il des éléments nouveaux ? Je n’en sais rien. Mais j’en doute."

À l’époque des faits, celui qui allait devenir le tueur de la gare de Perpignan habitait dans la Somme. En 1986, il vient de rencontrer sa première compagne, Carole, la mère de son premier enfant. Si l’on en croit le témoignage de cette femme, Jacques Rançon est déjà à cette époque un homme d’une extrême violence. Carole dit avoir été battue pendant plusieurs années, avant d’être victime d’une tentative d’étranglement

Six ans plus tard, c’est dans cette même ville de Villers-Bretonneux que Jacques Rançon va commettre son premier crime (officiellement reconnu). Au volant de sa voiture, il fait une queue de poisson à une jeune automobiliste pour la bloquer, surgit avec un couteau, et emmène sa victime de force sur un chemin de terre pour abuser d’elle. Condamné à 8 ans de prison par la cour d’assises de la Somme, il est libéré en 1997. Cinq jours plus tard, il commet son premier crime à Perpignan.