Faits divers – Justice

Le verdict ce vendredi soir pour le meurtrier présumé de Gala

Par Julien Corbière, France Bleu Pays d'Auvergne et France Bleu Saint-Étienne Loire jeudi 17 avril 2014 à 20:56 Mis à jour le jeudi 17 avril 2014 à 21:00

Le verdict ce vendredi soir pour le meurtrier présumé de Gala

La cour d'assises de Haute-Loire prononcera ce vendredi soir son verdict à l'encontre d'Alain Delannoy, cet habitant d'Yssingeaux jugé pour la séquestration, les viols et le meurtre d'une lycéenne de 19 ans. Il encourt la perpétuité

Alain Delannoy n'a jamais nié les faits qui lui sont reprochés. Il a reconnu les viols multiples dans la nuit du dimanche 25 au lundi 26 mars 2012, dans son appartement d'Yssingeaux. Il a avoué avoir drogué puis frappé la jeune femme au moyen d'une bouteille en verre, avant de l'enterrer le lendemain dans un bois.

Alain Delannoy n'a jamais cherché à nier la vérité

Face à ces actes, ses avocats ne nient pas la culpabilité de leur client, bien au contraire. Pour Aurélie Chambon, l'un des deux avocats de la défense, il sera difficilé de défendre un homme que tout accable. Elle devrait orienter sa plaidoierie sur l'enfance difficile de cet homme, battu et peut-être abusé sexuellement par son père.

Aurélie Chambon, avocate d'Alain Delannoy

Son associé, Marcel Schott a questionné lors des audiences le médecin légiste, venu témoigner à la barre. Il lui a demandé de confirmer que le récit livré par son client correspond bien aux constations effectuées sur le corps de la victime, une façon sans doute de démontrer qu'Alain Delannoy n'a jamais cherché à nier la vérité des faits.

Face à cet accusé, en tout cas, les deux avocates de la partie civile sont restées très sobres jusqu'ici. Elles l'ont questionné mardi en lui demandant pourquoi il n'avait pas appelé des secours le lendemain des viols. Il avoue avoir retrouvé conscience ce jour-là, contrairement à la nuit des faits où l'accusé dit être dans un état second, sous l'emprise des stupéfiants et de l'alcool.

Les deux avocates insisteront certainement sur la durée interminable des sévices subis, près de vingt heures et les jurées devront prendre en compte tous ces éléments.

L'accusé encourt la perpétuité

Jeudi matin, les parents de Gala ont aussi reçu la visite des grands parents d'Agnès Marin, cette jeune fille violée et tuée, en novembre 2011 au Chambon-sur-Lignon, près d'Yssingeaux. Le grand-père, Armel Marin, dit être venu "faire part de ses sentiments très tristes et [de sa] fraternité" avec la famille.

Armel Marin, grand-père d'Agnès Marin

Les jurés devraient se retirer pour délibérer ce vendredi après midi, après la plaidoierie des parties civiles, le réquisitoire de l'avocat général et les plaidoieries de la défense. Alain Delannoy encourt une peine de prison à perpétuité.

Partager sur :