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Dossier : L'affaire Alexandre Junca

Affaire Alexandre Junca : Mickaël Baehrel condamné à la prison à perpétuité

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Béarn, France Bleu Gascogne, France Bleu Pays Basque, France Bleu
Pau, France

Mickaël Baehrel a été condamné ce jeudi à la prison à perpétuité pour le meurtre d'Alexandre Junca, collégien de 13 ans tué puis démembré en 2011 à Pau. Christophe Camy écope de 15 ans de réclusion criminelle. Claude Ducos et Fatima Ennajah sont condamnés à trois ans de prison. Ducos fait appel.

Affaire Alexandre Junca : les quatre accusés dans le box
Affaire Alexandre Junca : les quatre accusés dans le box © Radio France - Daniel Corsand

Au soir de ce huitième jour d'audience, la cour d'assises des Pyrénées-Atlantiques a rendu son verdict dans l'affaire Alexandre Junca, cet adolescent de 13 ans tué à coups de marteau en juin 2011 et dont le corps avait été retrouvé démembré dans le Gave de Pau.

Mickaël Baehrel est condamné à la prison à perpétuité pour le meurtre d'Alexandre. Christophe Camy, considéré comme complice - il a avoué le vol de téléphone portable à l'origine du drame, accusé comme Baehrel de "vol avec violences ayant entraîné la mort", écope de 15 ans de réclusion criminelle.

Claude Ducos, poursuivi pour avoir transporté et découpé le corps, et Fatima Ennajah, l'ex compagne de Mickaël Baehrel, accusée de recel de cadavre et de non-dénonciation de crime, sont condamnés à trois ans de prison, la peine maximale dans leur cas. Dès l'énoncé du verdict, l'avocate de Claude Ducos a annoncé qu'il allait faire appel.

"Pour moi on a gagné" (la maman d'Alexandre)

"Pour moi on a gagné. Surtout ce qu'on voulait c'est qu'ils partent tous ce soir dormir en prison", a déclaré la mère de l'adolescent, Valérie Lance, après le verdict. "Et maintenant on va pouvoir se consacrer à nous, à nos vies, et Alexandre sera un peu plus serein dans nos mémoires et dans notre coeur (...)", a-t-elle expliqué.

La réaction de Valérie Lance, la maman, après le verdict

Ce verdict, qui suit les réquisitions du parquet, met fin à huit jours de procès, cinq ans après le meurtre du petit Alexandre, dont la disparition dans la nuit du 4 au 5 juin 2011 alors qu'il rentrait chez son père à vélo dans le centre de Pau avait suscité une énorme émotion en Béarn.

Retour sur quatre faits marquants de ce procès hors normes.

Une peine historique pour Baehrel

De mémoire, jamais la cour d'assises des Pyrénées-Atlantiques n'a prononcé la réclusion criminelle à perpétuité ces trente dernières années. Une peine à la hauteur de cette affaire hors normes.

Des quatre accusés, Mickaël Baehrel est celui qui s'est livré le plus pendant le procès. Il a modifié sa version. Mercredi matin, il a reconnu qu'Alexandre a repris connaissance dans l'immeuble de Fatima Ennajah et qu'il l'a achevé à coups de marteau dans un appartement abandonné face à celui de sa compagne. Il a fini par reconnaître qu'il est seul responsable de la mort de l'adolescent. On sent bien qu'il avait peut-être d'autres choses à dire sur le scénario terrible de cette nuit-là, et les jours qui ont suivi. Mais la plaidoirie de son avocate Maitre Carine Magne a réussi le tour de force de mettre en avant le germe d'humanité qu'il y a, enfoui dans la carcasse d'une brute épaisse, noyé dans l'alcool et la marginalité. Les trois autres accusés, eux, sont restés rigoureusement sur la même position pendant huit jours.

L'horreur sur écran

Ce procès a aussi été marqué par la journée de lundi. Quand les médecins légistes sont venus exposer la violence extrême de cette affaire. Un exposé clinique durant lequel on a dit mais aussi montré le supplice d'Alexandre avant sa mort, et la profanation de son corps après sa mort. Les jurés ont emporté dans la salle des délibérés le souvenirs de ces photos insoutenables.

Ducos : l'énigme dans l'énigme

L'énigme dans l'énigme : c'est une expression de Me Chipi son avocate. Claude Ducos, accusé d'avoir transporté puis découpé le corps de l'adolescent, a été un spectateur de son propre procès. Sans montrer la moindre émotion, il a tout écouté. Et quand on lui a demandé de s'expliquer sur les charges qui pèsent contre lui, il a dit qu'il était innocent, ce qu'il fait depuis les premières heures de sa garde à vue il y a deux ans. Il a dit ne pas se souvenir, ou bien il a répondu à coté, une façon bien à lui de se taire.

► Pourquoi Ducos ne risque que trois ans de prison

Claude Ducos comparaisait libre devant les assises
Claude Ducos comparaisait libre devant les assises © Radio France - margaux stive

La dignité de la famille d'Alexandre

Depuis le début, la mère d'Alexandre ne s'est rien épargné. Elle a occupé la salle pendant toute l'audience. Entourée des siens, elle a fait face à l'horreur. Elle a supporté les geignements de Fatima Ennajah, les vrais/faux rebondissements, les comportements déplacés des accusés et le regard du public - la salle des assises a fait salle comble pendant les huit jours d'audience. Valérie Lance a tout fait pour rester calme et tenir le coup.

Valérie Lance au micro de Daniel Corsand

La famille d'Alexandre derrière les parents
La famille d'Alexandre derrière les parents - Daniel Corsand

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