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Le "Zorro blanc" anti-pédophiles condamné à quatre ans de prison par le tribunal de Saintes

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Par , France Bleu La Rochelle, France Bleu

Christian Maillaud, un ancien gendarme âgé de 52 ans, a été condamné ce vendredi à quatre ans de prison par le tribunal de Saintes. Il est accusé d'avoir voulu enlever trois enfants à Montendre, en Charente-Maritime, en 2012, pour les "protéger" de leur père qu'il soupçonnait de pédophilie.

Le tribunal de grande instance de Saintes
Le tribunal de grande instance de Saintes © Radio France - Jules de Kiss

Le "justicier anti-pédophiles" a été condamné hier à quatre ans de prison ferme, après plus de six heures d'audience. Christian Maillaud, ex-gendarme de 52 ans, était jugé ce vendredi au tribunal correctionnel de Saintes pour avoir voulu enlever trois enfants à Montendre, dans le sud de la Charente-Maritime, en 2012. 

Pour les "protéger" de leur père qu’il accusait, à tort, de pédophilie envers sa fille aînée, celui qui est surnommé "Stan" ou encore le "Zorro blanc" prévoyait de "rendre" ces enfants à leur mère qui avait pourtant perdue son autorité parentale. Les méthodes douteuses de cet homme laissent perplexe les juges qui se sont principalement penchés sur la personnalité de cet homme au cours de l'audience.

"Il est presque un gourou"

Un homme "narcissique, manipulateur, à la recherche de fidèles, presque un gourou", estime le procureur. Avec des méthodes dangereuses : espionner une famille, des enfants, pour leur faire avouer des abus sexuels qu’ils n’ont jamais subi, c’est ce que lui reproche quant à elle l’avocate des parties civiles. 

Il y a huit ans, pendant plusieurs jours, Christian Maillaud et sa compagne ont tenté par tous les moyens de s’approcher de l’aînée de cette fratrie, une adolescente alors âgée de 12 ans. Ils lui ont écrit des lettres, usurpé leur identité... "des repérages", admet l’avocat de Christian Maillaud, mais dans un seul but : "faire éclater la vérité"

Le prévenu, lui, se considère comme un _"lanceur d’alerte"qui n’a jamais orchestré quelconque enlèvement. "Je ne suis ni mythomane ni paranoïaque !" lance-t-il, agacé, à plusieurs reprises. Ce qu’il voulait faire, affirme-t-il, c’est "combler les carences"_ du système judiciaire français. Mais "on ne fait pas justice soi même", rappelle la présidente. "Surtout pas quand on est hors la loi." Christian Maillaud a passé dix ans en cavale, avant d’être interpellé et extradé depuis le Venezuela vers la France le mois dernier.

Il avait déjà été jugé, en son absence, en août 2018, et condamné à cinq ans de prison. La peine à l'issue de cette nouvelle audience est donc allégée. Mais elle reste "trop lourde" aux yeux de l'avocat de Christian Maillaud, maître Jean-Pierre Joseph. Il espérait une peine assortie de sursis.

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