Faits divers – Justice

Législatives 2017: Dominique Bussereau jette l'éponge

Par Nathan Mergy, France Bleu La Rochelle lundi 19 décembre 2016 à 17:43

Dominique Bussereau quittera l'Assemblée nationale en juin prochain, trente ans après y être entré.
Dominique Bussereau quittera l'Assemblée nationale en juin prochain, trente ans après y être entré. © Maxppp -

Le député de la quatrième circonscription de la Charente-Maritime ne sera pas candidat à sa propre succession. En application de la loi sur le non cumul des mandats qui doit entrer en vigueur cet été, l'ancien maire de Saint-Georges-de-Didonne privilégie son fauteuil de président du département.

Dominique Bussereau a tranché, il ne sera plus député de la quatrième circonscription de la Charente-Maritime en juin prochain. Une annonce faite ce matin dans son fief de Saint-Georges-de-Didonne. Il reste président du département, une décision nécessaire afin de respecter la loi sur le non cumul des mandats qui sera appliquée dès le mois de juillet 2017. Un choix justifié par cette "envie de se rapprocher des Charentais-Maritimes", une fonction plus "passionnante" que celle de député qu'il juge "trop politique". Avant de reconnaître que cette décision "n'était pas facile à prendre" et qui dépendait en grande partie du vainqueur de la primaire de la droite et du centre. "Si cela avait été Nicolas Sarkozy, je pense qu'il aurait fallu une majorité parlementaire qui puisse corriger l'action présidentielle".

1986

Dominique Bussereau a siégé à l'Assemblée nationale pour la première fois en 1986. Trente années qui ont marqué l'ex-maire de Saint-Georges-de-Didonne : "on a un rapport qui est fort avec les habitants, on fait des permanences, on est invité à de nombreuses manifestations". Mais Dominique Bussereau a fait le choix de rester président du département. Et de gros chantiers l'attendent: "il y a beaucoup de choses à faire avec des programmes énormes sur nos digues, nos routes, nos collèges, etc". En attendant, c'est le maire de Gémozac, Loic Girard, qui est pressenti pour être le candidat du parti Les Républicains dans cette quatrième circonscription de la Charente-Maritime. Sa candidature doit maintenant être validée au niveau national. Réponse mi-janvier.